La Belgique s’apprête à procéder, dès la semaine prochaine, au refoulement d’un premier groupe de demandeurs d’asile originaires de la République démocratique du Congo. L’annonce a été faite par la ministre de l’Asile, Anneleen Van Bossuyt, dans le cadre du renforcement de la politique migratoire du pays.

Selon les autorités belges, ces retours concerneront à la fois des personnes ayant accepté un départ volontaire et d’autres faisant l’objet de mesures d’expulsion forcée. Cette démarche s’inscrit dans une stratégie plus large visant à accélérer l’exécution des décisions de rejet et à réduire l’accumulation des dossiers en attente dans le système d’asile.
Le gouvernement justifie cette orientation par la nécessité de mieux contrôler les flux migratoires et de rendre le dispositif d’asile plus efficace. Une position qui traduit un durcissement assumé de la politique migratoire au niveau national.
Cependant, cette décision ne fait pas l’unanimité. Elle suscite déjà des réactions critiques au sein de la communauté congolaise ainsi que parmi certains acteurs politiques en Belgique. La députée Lydia Mutshebele dénonce notamment une approche qu’elle juge contraire aux principes du droit international, appelant à un examen plus rigoureux des situations individuelles et à de meilleures garanties pour les demandeurs d’asile.
Rédaction/JDN