À Beni, au Nord-Kivu, les associations des conducteurs de taxis-motos ont réaffirmé leur adhésion au processus d’identification numérique des engins à deux et trois roues. Cette clarification intervient après des rumeurs faisant état d’une prétendue opposition à cette mesure sécuritaire, lancée par les autorités locales en mai dernier.
Les conducteurs de taxis-motos, réunis au sein de leurs différentes associations, ont renouvelé jeudi 7 août 2025 leur soutien à l’opération initiée par le comité de sécurité urbaine.
Cette position a été exprimée à l’issue d’une réunion tenue à la mairie entre le maire de la ville, le Commissaire supérieur principal Nyofondo Te-Kodale Jacob, et les représentants des associations de motards. Objectif : dissiper les malentendus liés à une supposée contestation de cette initiative.
« Contrairement à la confusion entretenue ces derniers jours, tous les présidents d’associations soutiennent désormais le processus. Nous leur disons merci », a déclaré Kyatenga Wambereki Aaron, président des associations des conducteurs de taxis-motos de la ville et du territoire de Beni.
Il a également invité ses collègues à se faire identifier rapidement et appelé les services de sécurité postés aux barrières d’entrée de la ville à faire preuve de tolérance envers les motards non encore enregistrés, le temps qu’ils régularisent leur situation.
« L’identification numérique se fera dans nos bureaux, pas aux barrières. C’est notre responsabilité. Lorsque le moment viendra, nous nous occuperons de ceux qui refusent de se conformer », a-t-il précisé.
La rencontre de ce jeudi fait suite à une précédente réunion tenue mardi 5 août 2025 au gouvernorat du Nord-Kivu, présidée par le vice-gouverneur Louis Second Karawa, également consacrée à l’évaluation de cette opération.
Pour rappel, le processus d’identification numérique des motos, lancé en mai 2025 à Beni, vise à renforcer le contrôle sécuritaire et à mieux structurer le secteur du transport urbain, souvent infiltré par des individus mal intentionnés dans un contexte sécuritaire toujours préoccupant.
Gloire TSONGO/Beni