Les enseignants de la ville de Beni, dans la province du Nord-Kivu, entament une grève à partir de ce lundi 13 avril 2026. La décision a été prise à l’issue d’une assemblée générale tenue ce dimanche 12 avril 2026 à l’Institut Bungulu.
À travers ce mouvement, les professionnels de l’éducation réclament le paiement du salaire du mois de mars, toujours impayé, ainsi que celui du mois d’avril, attendu dans les prochains jours.
Ils dénoncent également le non-respect des accords de Bibwa, notamment en ce qui concerne la prise en charge des enseignants dits « NU » et l’amélioration des conditions salariales.
S’exprimant à l’issue de cette assemblée au nom de l’intersyndicale, Pakuku Ghislain Bambirikire, secrétaire permanent du SYECO, a indiqué que la grève sera maintenue jusqu’au paiement effectif des arriérés, avec une possibilité d’évaluation après le versement du salaire du mois de mars.
Cette intersyndicale regroupe le SYECO, le SYNEP, la FOSYNAT et la CDT.
« Nous venons de tenir l’assemblée. Les enseignants ont décidé de déclencher une grève pour réclamer les salaires des mois de mars et d’avril. Nous sommes déjà le 12 et ils n’ont toujours pas perçu leur salaire de mars. D’ici le 15, ils devraient normalement toucher celui d’avril. C’est pourquoi ils maintiendront la grève jusqu’au paiement de ces deux mois », a-t-il déclaré.
Les enseignants estiment par ailleurs que toute perturbation du calendrier scolaire ne relève pas de leur responsabilité, mais du non-respect des engagements pris par les autorités.
« Ce sont les autorités qui sont à l’origine de cette situation. Comme vous le savez, l’enseignant est toujours prêt à dispenser les cours. S’il y a perturbation du calendrier scolaire, le seul responsable reste le gouvernement congolais qui ne respecte pas ses engagements vis-à-vis des enseignants », a-t-il ajouté.
Ce mouvement intervient après celui du SYNECAT Beni-Bungulu, qui avait déjà annoncé, depuis le vendredi 10 avril, la non-reprise des cours ce lundi 13 avril 2026, exigeant la libération de deux enseignants détenus à la prison de Kangbayi. Cette succession de grèves risque d’impacter le calendrier scolaire, jusque-là relativement stable depuis le début de l’année.
Gloire Tsongo/Beni