Les États-Unis semblent vouloir ouvrir un nouveau chapitre dans leurs relations avec le Burkina Faso. Ces dernières semaines, Washington a intensifié ses initiatives diplomatiques à Ouagadougou, marquant une volonté de relancer le dialogue avec les autorités burkinabè.
Dans ce cadre, l’émissaire américain Nick Checker, mandaté par le président Donald Trump, a été reçu par le ministre burkinabè des Affaires étrangères. Les échanges ont principalement porté sur la redéfinition des relations bilatérales et sur les moyens de dynamiser la coopération entre les deux pays.
Cette visite intervient peu après la conclusion d’un accord dans le domaine de la santé, d’une valeur de plusieurs millions de dollars, signe d’un rapprochement progressif entre Washington et Ouagadougou.
Après une période marquée par des tensions et des incompréhensions, les États-Unis se disent désormais prêts à reprendre la coopération avec le Burkina Faso sur de nouvelles bases. Selon la diplomatie burkinabè, la venue de l’émissaire américain traduit la volonté de Washington de relancer les discussions et d’insuffler une nouvelle dynamique aux relations entre les deux pays.
Les autorités burkinabè ont également insisté sur la nécessité que cette coopération repose sur le respect de la souveraineté nationale du « Pays des Hommes intègres ».
De son côté, l’envoyé américain a souligné l’importance de tourner la page des différends passés afin de rétablir un climat de confiance et d’identifier des domaines de collaboration mutuellement bénéfiques.
Parmi les pistes évoquées figure notamment le soutien des États-Unis dans la lutte contre le terrorisme qui frappe la région sahélienne. Washington envisagerait notamment de lever la suspension des exportations d’équipements militaires à destination du Burkina Faso.
Au-delà de la sécurité, les discussions ont également abordé les perspectives de coopération économique ainsi que le développement des échanges commerciaux entre les deux pays.
Le chef de la diplomatie burkinabè a salué l’approche américaine, estimant que les deux pays poursuivent des objectifs communs dans plusieurs domaines stratégiques.
Il a toutefois rappelé que toute coopération doit désormais s’inscrire dans le respect des principes de souveraineté défendus par les autorités actuelles.
« Il est essentiel que les partenaires internationaux comprennent que nos pays ne sont pas simplement des territoires en attente d’assistance », a-t-il déclaré.
Avant son déplacement à Ouagadougou, l’émissaire américain avait déjà rencontré les autorités du Mali. Sa tournée diplomatique dans la région doit se poursuivre au Niger, troisième membre de l’Alliance des États du Sahel.
Christiane EKAMBO