Butembo : le REDHO hausse le ton face à la persistance des abus attribués à certains éléments Wazalendo

Le Réseau pour les Droits de l’Homme (REDHO) dénonce la recrudescence des troubles et tracasseries attribués à certains éléments Wazalendo, alliés de l’armée congolaise, dans la ville de Butembo et ses environs, au Nord-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo.

Dans un communiqué de presse publié le 24 février 2026, cette organisation de défense des droits humains, basée à Butembo, affirme constater avec amertume une multiplication d’actes de délinquance et de violations des droits humains perpétrés dans et autour de la ville.

Parmi les faits dénoncés figurent notamment : « des affrontements entre eux, des cas de meurtres, des menaces de mort, des arrestations et détentions arbitraires, la création de barrières et l’imposition de taxes illégales, des cas de violences sexuelles ainsi que plusieurs autres bavures », peut-on lire dans ce document consulté par Journaldesnations.net.

Dans le même communiqué, le REDHO déplore également l’attitude de certains civils qui, au lieu de recourir aux instances judiciaires légalement établies, préfèrent saisir ces groupes armés pour le règlement de leurs différends. Une pratique jugée dangereuse et contraire aux principes de l’État de droit.

Face au silence et aux lenteurs parfois observés dans l’intervention des autorités publiques concernant les dérapages attribués à certains éléments Wazalendo, le REDHO formule plusieurs recommandations.

L’organisation appelle notamment les autorités étatiques « à instruire et former les partenaires Wazalendo aux droits humains et au droit international humanitaire ».

Elle exhorte également les populations civiles à cesser de recourir à ces groupes pour régler leurs conflits, tout en demandant aux Wazalendo, dans leur diversité, de respecter les droits humains et de s’abstenir d’intervenir dans les dossiers relevant des particuliers.

Djiress BALOKI

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