Dialogue national : Patrick Muyaya distingue Washington, Doha et le processus interne congolais

Ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya Katembwe

Le Dialogue national doit permettre aux Congolais de renforcer leur cohésion et de convenir des réformes de leur État. C’est ce qu’a expliqué le Ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya Katembwe, mercredi 16 septembre 2026, lors de la deuxième Journée nationale Justice et Paix organisée par la CENCO à travers Justice et Paix Congo.

Des participants au panel

Au cours d’un panel consacré à la légitimité et à la crédibilité du processus de Dialogue national, Patrick Muyaya a distingué les différents cadres actuellement consacrés aux questions de paix.

« Washington traite la dimension interétatique de l’agression, Doha les questions liées au désarmement et cantonnement de l’AFC/M23, tandis que le Dialogue national doit permettre aux Congolais de renforcer leur cohésion pour faire face notamment à l’agression et de convenir des réformes de leur État », a laissé entendre le porte-parole du gouvernement congolais.

Dans la même optique, le Ministre de la communication et des médias estime ainsi que le Dialogue national ne doit pas devenir « le prolongement intérieur d’un agenda extérieur auquel la République cherche précisément à faire face ».

Le processus annoncé doit également partir de la base vers le sommet. Les provinces, les territoires, les communautés, les victimes et les forces vives doivent participer à la définition des priorités nationales.

« Il devra déboucher sur des engagements précis, assortis de responsabilités, d’échéances et d’un mécanisme de suivi, pour poser durablement les bases d’un Congo refondé »,           a martelé le Ministre.

Le Ministre et des cadres de Justice et Paix Congo de la CENCO

Lors des échanges, Martin Fayulu et Marie-Ange Mushobekwa présents à l’activité ont, malgré leurs divergences sur les contours et les modalités du Dialogue, reconnu que la RDC est victime d’une agression extérieure et que le Rwanda en est l’agresseur, rappelant que « ce début de diagnostic partagé constitue une base importante pour la construction d’une réponse nationale cohérente ».

C’est ainsi que, dans le discours du Président de la République, Félix Tshisekedi, prononcé le 27 août dernier, tout comme dans l’ordonnance du 11 septembre, se dessine désormais une dynamique irréversible en faveur d’un dialogue pour la paix, la cohésion et la refondation de l’État.

Djiress Baloki

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