Le gouvernement congolais envisage de rendre gratuits les soins de santé dans toutes les zones touchées par l’épidémie d’Ebola afin de renforcer l’efficacité de la riposte et d’encourager les malades à se faire prendre en charge rapidement.
Cette annonce a été faite par le ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, Roger Kamba, lors d’un briefing de presse coanimé le lundi 15 juin avec le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya.
Selon les dernières statistiques présentées par le ministre de la Santé, 31 zones de santé réparties dans trois provinces sont concernées par l’épidémie : l’Ituri, le Nord-Kivu et le Sud-Kivu. À ce jour, le bilan fait état de 808 cas confirmés, 92 décès, 48 guérisons et 333 personnes hospitalisées.
« Nous allons rendre gratuits les soins dans toutes les zones touchées afin de permettre aux personnes concernées de fréquenter les structures sanitaires », a déclaré Roger Kamba.
Le ministre a expliqué que cette mesure vise à faciliter l’accès aux soins pour les populations affectées et à améliorer l’efficacité de la lutte contre la maladie. Il a également insisté sur l’importance d’une prise en charge précoce.
« Plus une personne se présente tôt dans un centre de santé, plus ses chances de guérison sont élevées », a-t-il souligné.
De son côté, le ministre de la Communication et Médias a annoncé la mise en place prochaine d’une plateforme numérique dédiée au suivi de l’évolution de l’épidémie. Celle-ci viendra compléter les rapports de situation (SitRep) déjà publiés par les autorités sanitaires.
« Il y aura un chatbot qui permettra aux personnes ayant des questions ou souhaitant connaître l’évolution de la situation de les poser et d’obtenir des réponses. Un travail de mise à jour sera effectué quotidiennement », a précisé Patrick Muyaya.
Dans cette optique, le porte-parole du gouvernement a invité les médias à relayer largement le lien de cette plateforme afin de permettre à la population d’accéder régulièrement aux statistiques et aux informations officielles relatives à l’épidémie.
Blaise Bozenge