En République Démocratique du Congo, les autorités sanitaires de la province de la Tshopo ont confirmé, depuis le 3 juillet, un cas importé de maladie à virus Ebola après le transfert à Kisangani, chef-lieu de la province, de la dépouille d’une jeune femme décédée en Ituri. Cet incident a conduit au renforcement immédiat des mesures de surveillance afin d’empêcher toute chaîne de transmission.
L’information a été rendue publique dans une note d’alerte adressée aux autorités provinciales et nationales par le chef de la Division provinciale des Actions humanitaires et de la Solidarité nationale de la Tshopo, Dr .
Selon le Centre des opérations d’urgences de santé publique (COUSP), il s’agit d’une femme de 24 ans, commerçante et enceinte de six mois, dont les premiers symptômes sont apparus le 18 juin 2026, avant l’apparition de signes hémorragiques le 24 juin. Elle est décédée le 27 juin au PK 51, dans la zone de santé de Niania, en Ituri.
« Il s’agit d’une femme de 24 ans, commerçante et enceinte de six mois, dont les premiers symptômes sont apparus le 18 juin 2026 avant l’apparition de signes hémorragiques le 24 juin. Elle est décédée le 27 juin au PK 51, dans la zone de santé de Niania », précise le COUSP dans son rapport.
Selon la même source, la dépouille a été transportée dès le lendemain à moto jusqu’à Kisangani. Elle a transité par plusieurs quartiers de la ville, notamment Makiso, Kabondo et Mangobo, avant d’être déposée à la morgue Rekapi, située dans la zone de santé de la Tshopo, selon le document consulté par Journaldesnations.net.
Le rapport indique que l’alerte a été déclenchée lorsque la famille envisageait de pratiquer une césarienne post-mortem.
« Des prélèvements ont été réalisés par les équipes de la Division provinciale de la santé et les résultats des analyses, obtenus le 29 juin, ont confirmé la présence du virus Ebola », souligne le COUSP.
À ce jour, les autorités sanitaires assurent qu’aucun autre cas confirmé n’a été détecté dans la province.
« Douze alertes ont été investiguées, neuf échantillons se sont révélés négatifs et trois autres sont en cours de contre-expertise à Kinshasa », précise le document.
Face à cette situation, les autorités ont intensifié la surveillance épidémiologique, la recherche active des contacts ainsi que le contrôle sanitaire aux différents points d’entrée. Elles appellent également la population à collaborer avec les équipes de riposte en signalant rapidement tout cas suspect et en évitant toute manipulation de dépouilles en dehors des procédures sanitaires établies.