Une nouvelle zone de turbulence secoue la Fédération de Karaté-Do du Congo (FEKACO), qui a dénoncé, le vendredi 10 avril dernier, une initiative jugée irrégulière visant à convoquer une Assemblée générale.

Dans une communication officielle, la direction actuelle affirme qu’aucune réunion statutaire n’est inscrite à son agenda pour ce mois d’avril, sauf injonction des juridictions compétentes. Elle met en garde contre toute tentative parallèle susceptible de semer la confusion au sein de l’instance.
Au cœur de la polémique figurent deux responsables suspendus : Jean-Claude Mutshipanda et Alain Pamphile Mbaka. D’après la fédération, ces derniers s’emploieraient à mobiliser des acteurs non habilités afin de tenir une Assemblée générale extraordinaire, en contradiction avec les textes et les décisions judiciaires en vigueur.
Pour la FEKACO, une telle démarche ouvrirait la voie à une coexistence de structures concurrentes, une situation qu’elle qualifie de dangereuse pour la stabilité de la discipline.
Ce nouvel épisode s’inscrit dans une crise plus large qui fragilise le karaté congolais depuis le début de l’année 2026. Désaccords internes, sanctions disciplinaires et interventions du ministère des Sports ont progressivement installé un climat de méfiance au sommet de la fédération.
Malgré ces tensions, le président, Me Freddy Kombo, soutient avoir été rétabli dans ses fonctions à la suite d’une décision du Tribunal de grande instance de Kinshasa/Gombe, après quoi il a procédé au lancement de la saison sportive en février.
Pendant ce temps, plusieurs dossiers liés à la gouvernance de la FEKACO restent pendants devant la justice, rendant toute initiative unilatérale particulièrement sensible.
Guillaume MABALA
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