À Luisha, dans le Haut-Katanga, les élèves du lycée Lubusha subissent au quotidien les impacts des activités de deux sociétés minières installées à proximité de leur établissement. Bruit incessant, poussière, vibrations… Autant de nuisances qui, selon eux, compromettent leur apprentissage et mettent leur santé en danger.
Accompagnés de Mgr Denis Moto, vicaire général de l’archidiocèse de Lubumbashi, les élèves ont déposé un mémorandum auprès de l’Assemblée provinciale et du gouvernorat. Dans ce document, ils appellent les autorités à intervenir sans délai pour sécuriser leur école et faire respecter la législation en vigueur.
Les sociétés pointées du doigt, COMILU et Excellence Minérale, sont accusées d’exploiter une zone interdite, parfois avec le soutien implicite de certains responsables politiques ou administratifs.
« Aucune réglementation n’autorise l’exploitation minière près d’une école. Nous exigeons la protection de notre établissement et des réparations pour les préjudices subis », indiquent les élèves.
Reçus par le président de l’Assemblée provinciale, Michel Kabwe, ainsi que par le gouverneur intérimaire, Martin Kazembe, les élèves ont réaffirmé leur refus de voir le lycée déplacé et leur détermination à défendre leur droit à un environnement sain et sécurisé.
Les autorités provinciales ont assuré qu’elles accompagneraient les démarches visant à protéger cette institution catholique vieille de plus de 70 ans. Ce dossier met en lumière les défis liés à l’expansion minière dans la région et souligne l’urgence de concilier développement économique et protection des infrastructures éducatives.
Guillaume MABALA