Une opération menée en début de semaine par les forces de la coalition FARDC-UPDF aurait ciblé un bastion des combattants ADF installé dans une carrière minière à Maroc, au village Bapungu, dans le groupement Bakaeku, chefferie de Babila-Babombi, au sud du territoire de Mambasa, en Ituri.
Selon Grâce Kakine, défenseur des droits humains basé dans cette partie du territoire, les frappes auraient provoqué la dispersion des combattants ADF dans la forêt. Il appelle les habitants des zones environnantes à renforcer leur vigilance et à collaborer avec les services de sécurité.
Dans un entretien avec la presse ce jeudi 1er octobre 2026, Grâce Kakine a salué cette opération et encouragé les forces de sécurité à poursuivre les offensives contre les positions des ADF.
« Nous félicitons et encourageons la coalition FARDC-UPDF d’avoir lancé des offensives contre les ADF dans les carrières minières de Maroc. Le Maroc se trouve dans le village de Bapungu, dans le groupement Bakaeku. Il y avait un bastion de ces ADF dans cette carrière minière de Maroc. Jusqu’à présent, après les offensives, les ADF sont en débandade totale dans la forêt », a-t-il déclaré.
Le défenseur des droits humains appelle particulièrement les habitants de Masasa, Pumuzika, Pretoria et d’autres localités du groupement Bakaeku à rester vigilants. Il les invite à signaler aux services compétents tout mouvement suspect d’hommes armés dans leurs milieux.
Il insiste également sur la nécessité d’une collaboration entre la population et les services de sécurité, alors que la dispersion des combattants pourrait entraîner leur déplacement vers d’autres zones.
« Nous appelons la population de Masasa, Pumuzika, Pretoria et d’autres coins et recoins du groupement Bakaeku à demeurer très vigilante. Après les offensives de l’armée qui ont bombardé ces bastions, ces ADF sont en débandade. Nous encourageons notre armée à poursuivre les offensives et nous appelons la population à dénoncer tout mouvement suspect de ces hors-la-loi », a-t-il ajouté.
Grâce Kakine appelle ainsi les forces conjointes à maintenir la pression sur les groupes armés et la population à renforcer le partage d’informations avec les services de sécurité.
Au moment de la mise en ligne de cet article, aucune communication officielle des autorités sécuritaires n’avait encore été rendue publique sur cette opération.
Gloire Tsongo