Justice : Guillaume Ngefa mise sur le Service national pour lutter contre la pénurie alimentaire dans les prisons

Guillaume Ngefa, ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des Sceaux

Le ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Guillaume Ngefa, a annoncé la mise en place d’un partenariat avec le Service national (SN) afin de lutter contre la pénurie récurrente de vivres dans les établissements pénitentiaires de la République démocratique du Congo (RDC).

Cette annonce a été faite jeudi 22 octobre 2026, à Kinshasa, lors d’un briefing de presse coanimé avec le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya.

Selon le ministre de la Justice, cette collaboration vise à renforcer l’autosuffisance alimentaire des prisons en impliquant certains détenus dans les activités agricoles développées par le Service national, notamment sur le site de Kaniama Kasese, dans la province du Haut-Lomami.

« Le Service national a montré ses capacités dans la réintégration des compatriotes qui étaient en conflit avec la loi, pour les préparer à contribuer au développement de notre pays. Dans le cadre du partenariat, nous allons voir, dans les prisons, ceux qui sont en bonne santé. S’il leur reste même six mois, ils peuvent être envoyés à Kaniama Kasese pour contribuer à la production agricole », a déclaré Guillaume Ngefa.

À travers cette initiative, le gouvernement entend s’appuyer sur la production agricole du Service national pour assurer un approvisionnement plus régulier des établissements pénitentiaires en denrées alimentaires et réduire les difficultés auxquelles sont confrontés les détenus.

Ce partenariat vise ainsi à apporter une réponse concrète aux problèmes d’alimentation dans les prisons, où les pénuries de vivres constituent une préoccupation récurrente.

Au-delà de la production agricole, Guillaume Ngefa a précisé que cette collaboration comportera également un volet consacré à la formation professionnelle. Certains détenus pourront ainsi acquérir des compétences dans différents métiers, dans le but de faciliter leur réinsertion économique et sociale après leur libération.

Cette démarche s’inscrit dans une approche visant à associer l’amélioration des conditions de détention à la préparation des personnes détenues à leur retour dans la société.

La mise en œuvre de ce partenariat devra notamment préciser les modalités de participation des détenus, les conditions de leur transfert et les garanties encadrant leur prise en charge.

Blaise Bozenge

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