La ville de Tshikapa a commémoré, dimanche 2 août 2026, la IVᵉ édition de la Journée nationale du Génocide pour des gains économiques (GENOCOST), placée sous le thème : « Se souvenir pour agir en faveur de la paix ».
Cette cérémonie a réuni plusieurs autorités politico-administratives, des représentants de la société civile, des organisations de jeunesse ainsi que des survivants des violences, autour d’un message commun de paix, de mémoire et de cohésion sociale.
Prenant la parole, le coordonnateur régional de l’ANVC, Franck Tshilomba, a invité les participants à faire de la mémoire des victimes « une source de résilience, de réconciliation et d’engagement citoyen ».
De son côté, le président du Conseil provincial de la jeunesse, Marcel Muenyi, a exhorté les jeunes à s’impliquer davantage dans la promotion de la paix.
« Les jeunes doivent être des ambassadeurs de la mémoire, de la vérité et de la cohésion sociale », a-t-il déclaré.
Pour sa part, le coordonnateur de l’écosystème GENOCOST, Papy Mbaya Ilunga, a plaidé pour l’adoption d’une loi reconnaissant officiellement le GENOCOST.
« Chaque victime représente une vie brisée », a-t-il souligné, appelant à préserver la mémoire des personnes touchées par les conflits.
Représentant le gouvernement provincial, le vice-gouverneur et gouverneur intérimaire, Bokele Djoy Ley, a exhorté la population à rejeter les divisions et à privilégier le dialogue. Il a insisté sur la nécessité de rester unie autour des idéaux de paix, du vivre-ensemble et du développement de la province.
L’un des moments les plus émouvants de cette commémoration a été le témoignage de plusieurs survivants des atrocités liées au conflit de Kamuina Nsapu, qui ont partagé leurs expériences avec l’assistance, rappelant l’importance du devoir de mémoire et de la prévention des violences.
La cérémonie s’est achevée par un allumage de bougies au Rond-point de la Paix, en hommage aux victimes, avec un message fort : « Plus jamais ça ».
À travers cette commémoration, les participants ont réaffirmé leur engagement en faveur de la paix, de la justice et de la cohésion sociale, tout en appelant à préserver la mémoire des victimes afin que de telles tragédies ne se reproduisent plus.
Marcel Mbombo