Kasaï : la riposte renforcée après 43 cas de Mpox et 5 décès dans la zone de santé de Luebo

Un enfant contaminé du Mpox. Photo de tiers

La riposte contre le Mpox sera renforcée dans la province du Kasaï, où 43 cas testés positifs, dont cinq décès, ont été enregistrés dans la zone de santé de Luebo. Ces chiffres ont été communiqués par le directeur général de l’Institut national de santé publique (INSP), Dr Dieudonné Mwamba Kazadi, à l’issue d’une réunion tenue lundi 7 septembre 2026 à Kinshasa sur l’évolution de la situation épidémiologique de plusieurs maladies, notamment le Mpox, Ebola et le choléra en République démocratique du Congo.

Face à cette situation, le niveau central prévoit de dépêcher rapidement des équipes dans la province du Kasaï afin de renforcer l’appui à la Division provinciale de la santé, notamment en évaluant la situation dans les autres zones de santé de la province.

« Nous avons discuté pour envoyer directement, rapidement cette semaine, les équipes au niveau central pour appuyer la province et aller mener des interventions au niveau de la zone de santé de Luebo, qui est la zone la plus touchée actuellement », a indiqué le directeur général de l’INSP.

Dans la même optique, la riposte vaccinale est envisageable grâce aux doses de vaccin contre le Mpox encore disponibles en RDC, afin de contribuer à maîtriser la propagation de la maladie.

« On envisage aussi, bien que ce n’est pas prévu, des vaccins, pour voir, parce qu’on a une quantité de vaccins encore au niveau du pays pour vacciner aussi rapidement au niveau de la province du Kasaï », a-t-il précisé.

Au niveau provincial, les premières interventions sont déjà en cours. Les équipes de la Division provinciale de la santé sont déployées dans la zone de santé de Grebo pour apporter les premiers appuis à la riposte.

Le directeur général de l’INSP assure que la situation est suivie au niveau national et que des mesures de santé publique sont déjà mises en œuvre.

« Au niveau central, nous avons la pleine connaissance de la situation et nous avons pris toutes les mesures. Déjà avec la Division provinciale de la santé, nous avons donné des orientations, les équipes de la province sont déjà sur le terrain au niveau de la zone de santé de Grebo pour apporter les premiers appuis », a déclaré Dr Dieudonné Mwamba Kazadi.

La prévention reste essentielle

Pour limiter la transmission du Mpox, les autorités sanitaires recommandent à la population de respecter les mesures d’hygiène, notamment le lavage régulier des mains avec de l’eau propre et du savon ou l’utilisation d’une solution hydroalcoolique.

Il est également conseillé d’éviter les contacts directs avec les personnes malades ou présentant des signes suspects de Mpox. La population est en outre appelée à ne pas manipuler les animaux sauvages ni ceux retrouvés morts.

Les autorités sanitaires recommandent également de bien cuire les aliments avant leur consommation et de respecter les mesures d’hygiène individuelles et collectives afin de réduire les risques de contamination.

« Ce sont toutes ces mesures préventives et les mesures d’hygiène qu’il faut respecter au niveau de la population pour éviter cette contamination et la propagation », a conclu le directeur général de l’INSP.

Depuis le début de l’année 2024 jusqu’au 5 janvier 2025, l’Afrique a enregistré 14 700 cas confirmés de Mpox, dont 66 décès, dans 20 pays. La République démocratique du Congo reste le pays le plus touché, avec 9 513 cas confirmés et 43 décès. Elle est suivie par le Burundi, qui compte 3 035 cas confirmés pour un décès, et l’Ouganda avec 1 552 cas confirmés, dont 12 décès. En RDC, le clade Ib du virus a été détecté dans huit provinces, tandis que les clades Ia et Ib continuent de co-circuler dans certaines zones, notamment à Kinshasa, rapporte l’Organisation Mondiale de la Santé.

Djiress Baloki

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