À Kikwit, ville économico-politique de la province du Kwilu, dans le sud-ouest de la République démocratique du Congo (RDC), le prix du maïs connaît une hausse depuis quelques jours sur les marchés. Cette situation préoccupe aussi bien les vendeurs que les consommateurs, confrontés à la baisse du pouvoir d’achat.
En l’espace d’une semaine, le prix d’un sac de maïs est passé de 110 000 à 115 000 francs congolais à 180 000, voire 190 000 FC. Cette augmentation se répercute directement sur le prix de vente au détail et réduit la quantité de maïs que les ménages peuvent se procurer.
« Les jours passés, la situation était bonne. Un sac de maïs se vendait à 110 000 ou 115 000 francs congolais (FC), et nous vendions un Sakombi à 800 ou 1 000 FC, avec de bons bénéfices. Mais, depuis la semaine passée, un sac de maïs coûte désormais entre 180 000 et 190 000 FC. Cela nous pousse à vendre le Sakombi à 1 700, voire 1 900 FC », regrette Georgette Mukati, vendeuse de maïs rencontrée au marché central de Kikwit, dans la commune de Lukolela.
Elle attribue cette hausse à la rareté du maïs sur le marché, en attendant la disponibilité de la récolte de la saison A. Par ailleurs, les ménages qui dépendent de ce produit pour leur alimentation expriment également leur inquiétude face à cette situation.
« Je nourris chaque jour une maison de 10 personnes et cela exige que j’achète deux ou trois Sakombi tous les deux jours. Mais actuellement, j’ai des difficultés à faire face. Tout est réduit à un seul Sakombi. La quantité de foufou a aussi diminué. Je souhaite ardemment que la récolte de la saison A devienne opérationnelle », déclare Charlotte Kabisa, une ménagère.
Le maïs figure parmi les produits agricoles les plus consommés en République démocratique du Congo. Sa rareté sur les marchés entraîne souvent une hausse des prix, avec des conséquences directes sur le quotidien des ménages.
Badylon Kawanda Bakiman