Depuis quelques jours, la mairie de la ville de Kikwit, dans la province du Kwilu (sud-ouest de la République démocratique du Congo), procède à la démolition des constructions anarchiques érigées le long de l’emprise publique. La plupart de ces bâtisses abritaient des activités commerciales, notamment des boutiques, cabines téléphoniques, restaurants et salons de coiffure.
Cette opération intervient après l’expiration de l’ultimatum lancé par l’autorité urbaine à l’endroit des vendeurs et opérateurs économiques concernés.
Après la ville basse, les engins de la mairie sont désormais déployés à Kikwit 3, le long de la route nationale numéro 1.
« Kikwit est une grande ville. Il est important que les emprises publiques soient propres et dégagées. Le président de la République est attendu dans notre ville. Kikwit doit rester attractive, surtout au niveau des emprises publiques », a déclaré Abe Ngiama, maire de Kikwit, devant la presse.
Cette action a suscité de vives réactions parmi les personnes affectées.
« Il n’y a pas assez d’emplois au Congo. J’ai tout fait pour créer une activité à travers cette boutique. Aujourd’hui qu’elle est détruite, où vais-je encore vendre mes articles ? », s’est plaint Jean Mutekila, vendeur d’articles divers à Kikwit 3.
De son côté, maman Sophie Nkwebe, propriétaire d’un restaurant démoli, a appelé le maire à trouver un site de relocalisation pour les opérateurs économiques touchés par cette opération.
« Que allons-nous devenir ? », s’interroge-t-elle.
Badylon KAWANDA BAKIMAN