Le Gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC), à travers l’Institut national de santé publique (INSP), a officiellement réceptionné un Centre de traitement Ebola (CTE) construit et financé par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). La cérémonie s’est déroulée au Centre médical évangélique de Bunia, dans la province de l’Ituri.
L’infrastructure a été remise le 1er juin 2026 par le directeur général de l’OMS, le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, au représentant du directeur général de l’INSP, le professeur Pierre Akilimali, également Incident Manager de la riposte contre Ebola en RDC.
D’une capacité de 100 lits, ce nouveau centre vient renforcer les capacités de prise en charge des cas suspects et confirmés de la maladie à virus Ebola. Selon le professeur Pierre Akilimali, les équipes médicales de Bunia, fortes de leur expérience dans la gestion des épidémies, bénéficieront de l’appui des experts du niveau national afin d’assurer une réponse efficace à cette urgence sanitaire.
À cette occasion, il s’est montré confiant quant à la capacité du pays à maîtriser cette 17e épidémie d’Ebola enregistrée en RDC, liée à la souche Bundibugyo et localisée dans la province de l’Ituri.
« Parmi les seize précédentes épidémies gérées par le gouvernement congolais, celle-ci présente certaines particularités. Même si nous ne disposons pas encore d’un vaccin ni d’un traitement spécifique, les mesures qui ont permis de contrôler les épidémies antérieures sont déjà mises en œuvre. Nous pensons pouvoir maîtriser cette épidémie dans un délai relativement court. Le virus en circulation n’est pas plus complexe que ceux auxquels nous avons déjà fait face. Avec l’appui de tous les partenaires, nous sommes convaincus que cette épidémie sera rapidement contrôlée », a-t-il déclaré.
Le responsable de la riposte a également lancé un appel à la population afin qu’elle fasse confiance au système de santé et collabore avec les équipes médicales mobilisées sur le terrain.
« Nous demandons à la population d’avoir confiance dans le système de santé et de collaborer avec les prestataires de soins. Toute personne présentant un cas suspect dans sa communauté doit le signaler rapidement afin de protéger les autres membres de la population. Dès qu’un cas est identifié, il est pris en charge. Nous comptons déjà des patients guéris, ce qui démontre que cette maladie peut être soignée et que les malades peuvent retrouver la santé », a-t-il ajouté.
Par ailleurs, le vendredi 5 juin, le Centre africain de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC) et l’Organisation mondiale de la Santé ont annoncé un plan conjoint de six mois, couvrant la période de juin à novembre 2026. Cette initiative vise à mobiliser 518 millions de dollars pour soutenir les pays africains dans la détection précoce, la prévention et la lutte contre la maladie.
Ce programme intervient alors que les opérations de riposte s’intensifient en République démocratique du Congo, épicentre actuel de l’épidémie, et vient compléter les plans nationaux déjà déployés par les gouvernements de la RDC et de l’Ouganda.
Djiress BALOKI