Libreville accueille la première Conférence internationale de la presse francophone consacrée à l’impact de l’IA sur les médias

Libreville, la capitale gabonaise, accueille depuis ce mercredi 21 janvier 2026 la première édition de la Conférence internationale de la presse francophone (CIPREF). Cet événement inédit, qui se tient à l’auditorium de l’Université Internationale de Libreville Berthe et Jean, réunit jusqu’au 25 janvier des journalistes, chercheurs et experts venus d’une quinzaine de pays de l’espace francophone autour du thème : « L’intelligence artificielle et son impact sur les médias ».

La cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence de plusieurs personnalités, notamment la maire de la commune de Ntoum, Zéphirine Etotowa Ntoutoume, la fondatrice du Centre universitaire Berthe et Jean, Marie-Madeleine Mborantsuo, des chercheurs, des professionnels des médias, ainsi que des représentants des institutions publiques. Le lancement officiel des travaux a été assuré par le ministre de la Communication et des Médias, Germain Biahodjow, représentant le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema.

Dans son allocution, le ministre a souligné que « l’intelligence artificielle n’est plus une réalité lointaine » et qu’elle transforme profondément les sociétés contemporaines, plaçant les médias « à la croisée des chemins ». En accueillant cette conférence internationale, a-t-il affirmé, « le Gabon marque sa volonté de prendre part activement à la réflexion mondiale sur l’avenir des médias à l’ère de l’IA ».

Les débats portent notamment sur les enjeux liés à la désinformation, à la responsabilité éditoriale et à la circulation de contenus automatisés, parfois sans contrôle humain. Pour le ministre, l’intelligence artificielle ne doit en aucun cas se substituer au journaliste, mais plutôt l’accompagner. « L’IA ne peut être considérée comme neutre. Elle pose des défis majeurs en matière d’éthique et de responsabilité éditoriale », a-t-il averti, insistant sur la nécessité de préserver « l’âme du journalisme ».

L’objectif de la CIPREF est ainsi de réfléchir aux mécanismes permettant d’intégrer l’IA dans les médias tout en bâtissant un écosystème médiatique plus moderne, responsable et respectueux des valeurs humaines. Dans son mot d’ouverture, le ministre de la Communication a également salué l’engagement du comité d’organisation et des partenaires, tout en rendant hommage aux figures emblématiques du journalisme gabonais qui ont marqué l’histoire de la presse nationale.

Il a enfin émis le vœu que les échanges et réflexions issus de cette rencontre débouchent sur des solutions concrètes, adaptées aux réalités du monde francophone et capables de renforcer la crédibilité et la résilience des médias face aux mutations technologiques.

Jessy EKAMBO/Envoyé spécial

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