Les activités scolaires restent paralysées dans la localité de Mabambi, en groupement de Muhola, territoire de Lubero au Nord-Kivu. Plus d’un mois après le massacre de civils attribué à des présumés ADF/MTM-ISCAP dans des villages voisins, les élèves ne se présentent toujours pas en classe.
Contacté ce mercredi 10 décembre 2025, Muharabu Sadiki Vespasien, jeune politologue originaire de la zone, alerte sur une situation préoccupante. Selon lui, seuls les enseignants ont regagné leurs écoles, tandis que les élèves et leurs parents redoutent encore pour leur sécurité.
« Aucun élève n’est visible dans les rues. Les enseignants sont présents, mais les enfants hésitent encore à revenir. Par crainte, nous demandons une rencontre multipartite impliquant les militaires, la société civile, les leaders locaux et les chefs coutumiers pour convenir de la reprise des cours et des autres activités suspendues », explique-t-il.
Muharabu Sadiki appelle également les autorités militaires à renforcer la sécurité afin de rassurer la population et permettre un retour progressif à la normale.
Dans un contexte où l’Est de la RDC reste confronté à une insécurité persistante, la situation de Mabambi n’est qu’un exemple parmi d’autres. Ce climat de violences récurrentes entraîne la fermeture de nombreuses écoles et paralyse des activités essentielles dans plusieurs localités du Nord-Kivu et de l’Ituri, pesant lourdement sur l’éducation, la vie sociale et l’avenir des jeunes de la région.
Gloire TSONGO/Beni