Le briefing du lundi 6 janvier 2024 a planché sur une question importante de la sécurité de la population congolaise. Il s’agit de la problématique du banditisme urbain qui fait rage en RDC.
Rappelant la circulaire de sa prédécesseure, datée du 13 mars 2024, levant le moratoire sur l’exécution de la peine de mort, le ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Constant Mutamba Tungunga a précisé que cette décision n’a pas été prise pour satisfaire des pressions extérieures.
En effet, l’application stricte des lois de la République, sans en inventer de nouvelles, constitue la pierre angulaire de son mandat. Il a fermement réaffirmé la position du gouvernement, soulignant qu’il n’est pas question de supprimer ou d’abolir la peine de mort pour répondre aux exigences des ONG de défense des droits de l’homme. Selon Constant Mutamba, il n’y a aucun recul sur cette question.
Pour illustrer les dangers d’une impunité généralisée, le Ministre de la Justice a utilisé une comparaison saisissante, évoquant la situation chaotique en Haïti où le phénomène des gangs urbains a déstabilisé le pays au point de conduire au renversement d’un régime, paralysant l’aéroport et les institutions de la république, empêchant même le Premier ministre d’atterrir. Il a ainsi mis en lumière les conséquences potentiellement désastreuses d’une incapacité à maîtriser la criminalité organisée.
Il a par ailleurs tenu à rappeler la complexité du processus d’exécution de la peine de mort, soulignant que celle-ci ne peut être exécutée qu’après l’épuisement de toutes les voies de recours, et Il a également précisé que la peine de mort ne concerne pas tous les condamnés ; certains écoperont de peines d’emprisonnement plus ou moins longues, en fonction de la gravité des faits.
Dans une déclaration remarquée, le Ministre Mutamba a proposé d’inscrire la peine de mort parmi les sanctions applicables aux détourneurs de deniers publics, une proposition qui devrait suivre l’installation du parquet financier.
Josué KALUBI