L’organisation humanitaire Médecins Sans Frontières (MSF) a lancé une intervention d’urgence pour venir en aide aux survivants du massacre perpétré dans la nuit du 27 juillet à Komanda, dans le territoire d’Irumu, province de l’Ituri. Cet assaut, attribué aux rebelles ougandais de l’ADF, a fait une quarantaine de morts selon les autorités congolaises, ainsi que 17 blessés graves. Parmi ces derniers, six ont été rapidement évacués par les ambulances de MSF vers la clinique Salama à Bunia.

À la clinique Salama, les blessés reçoivent actuellement des soins intensifs et vitaux. Dans une note d’information transmise ce mercredi 30 juillet à journaldesnations.net, MSF indique avoir dû adapter ses capacités d’accueil face à l’afflux de victimes, certaines grièvement atteintes par balles ou mutilées à la machette.
« La capacité hospitalière est passée de 30 à 50 lits pour faire face à l’afflux des victimes », ont rapporté les équipes de MSF.
Dans le même document, l’ONG précise qu’en une seule semaine, 55 interventions chirurgicales ont été réalisées dans cet établissement soutenu par MSF, une charge inédite pour cette structure déjà mobilisée sur d’autres urgences sanitaires dans une région marquée par l’instabilité.
Depuis le début du mois de juillet, plus de 60 victimes de violences ont été prises en charge par MSF à Bunia, témoignant d’une recrudescence inquiétante des violences armées en Ituri.
Face à cette situation humanitaire critique, MSF appelle à une réponse rapide et adaptée aux besoins médicaux et sécuritaires des populations affectées. L’organisation réaffirme son engagement à fournir une assistance médicale gratuite, neutre et impartiale aux civils pris au piège de la violence.
Pour rappel, dans la nuit du samedi 27 au dimanche 28 juillet, la localité de Komanda a été le théâtre d’un carnage. Des rebelles ougandais de l’ADF ont attaqué une église catholique locale, ciblant les membres de la Croisade Eucharistique en pleine veillée de prière, causant un véritable drame humain.
Djiress BALOKI/Nord-Kivu