Le Programme alimentaire mondial (PAM) des Nations unies dresse un lourd bilan de près de 700 000 personnes affectées par de graves inondations qui frappent le centre et le sud du Mozambique. Parmi elles, plus de 100 000 sinistrés ont dû trouver refuge dans des centres d’hébergement temporaires, a indiqué l’agence onusienne dans un communiqué publié le 30 janvier 2026 et parvenu à journaldesnations.net.
Face à cette catastrophe, le PAM intensifie son assistance afin de fournir une aide alimentaire d’urgence à 450 000 personnes, touchées par ce que l’organisation décrit comme les pires inondations qu’ait connues le pays depuis des décennies. Cette crise intervient seulement quelques mois après une sécheresse historique qui avait déjà fragilisé des millions de ménages.
Selon le PAM, les eaux ont submergé de vastes étendues agricoles, privant des centaines de milliers de familles de leurs moyens de subsistance, de nourriture et de services essentiels. À ces dégâts s’ajoute la destruction des infrastructures : « Environ 1 500 kilomètres de routes sont devenus impraticables, compliquant l’acheminement de l’aide humanitaire et isolant davantage les communautés vulnérables », précise l’agence.
Pour accéder aux zones sinistrées, le PAM mobilise d’importants moyens logistiques, notamment des véhicules amphibies, des bateaux, des camions lourds, ainsi que des avions et des hélicoptères. Toutefois, l’organisation alerte sur un déficit de financement, évalué à 32 millions de dollars pour les trois prochains mois, nécessaires afin d’assurer une assistance alimentaire et nutritionnelle vitale.
« Nous disposons des équipes, de la logistique et des capacités nécessaires pour intensifier rapidement notre aide alimentaire et nutritionnelle en faveur des familles touchées par les inondations au Mozambique. Cependant, le manque de financement limite notre capacité à venir en aide à un nombre croissant de personnes dans le besoin », a déclaré Claire Conan, directrice pays du PAM au Mozambique.
Au-delà de l’urgence humanitaire, l’agence met en garde contre une menace durable pour la sécurité alimentaire. La destruction des cultures risque d’affecter les prochaines récoltes, entraînant des pénuries alimentaires et une hausse des prix des denrées dans plusieurs régions du pays.
Djiress BALOKI