Nord-Kivu : des cas de rougeole et choléra en hausse, (alerte Ocha et d’autres partenaires humanitaires)

Selon le rapport publié le 17 avril par le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA RDC) en collaboration avec d’autres partenaires humanitaires, plus de 1 800 cas de l’épidémie de rougeole ont été recensés dans la Province du Nord-Kivu en République Démocratique du Congo. Relayant les données des autorités sanitaires, le document mentionne que 13 décès des malades positifs ont été signalés entre les 3 et 9 avril dernier.

« Comparé aux 1 427 cas enregistrés la semaine précédente. Le cumul depuis le début de l’année est de 17 080 cas confirmés, et 114 décès », a-t-on lu dans le rapport qui couvre la période du 1ier au 15 avril.

En 2022, pour rappel, à la même période, la province avait notifié 78 cas et zéro décès. Les zones de santé les plus affectées sont celles de Mweso (2 977 cas) et Nyiragongo (2 024).

« Les autorités sanitaires attribuent cette hausse à une couverture vaccinale faible, notamment dans les zones à l’accès restreint en raison de l’insécurité », a écrit Ocha-Congo.

La rougeole se transmet par des gouttelettes de sécrétions (nasales ou pharyngées) émises par une personne infectée. Les premiers symptômes, qui apparaissent environ 10 à 12 jours après l’infection, sont une forte fièvre, une rhinorrhée (nez qui coule), des yeux rouges et de petits points blanchâtres à l’intérieur de la bouche. Quelques jours plus tard, une éruption cutanée apparaît sur le visage et le haut du cou, puis elle s’étend progressivement vers le bas du corps, selon l’OMS.

Le choléra, un autre fléau sanitaire

Dans le même rapport, les partenaires humanitaires du gouvernement congolais ont mis un accent sur la situation du choléra, une des épidémies responsables de 143 000 décès des enfants en bas âge, notamment ceux âgés de moins de 5 ans, dans le monde, selon les études des experts de la santé.

D’après notre source, entre les 3 et 9 avril, une légère baisse du nombre de cas a été rapportée dans la province, avec 1 136 cas, contre 1 452 cas la semaine précédente. « La zone de santé de Karisimbi est en tête avec 414 nouveaux cas de choléra, suivie de celle de Goma avec 295 cas et Nyiragongo avec 288 cas ».

Début avril, le Bureau de la coordination des affaires humanitaires note qu’en moyenne 70 à 80 cas sont signalés par jour, contrairement en mars, mois pendant lequel ‘’plus de 200 à 300 cas étaient répertoriés’’ le jour.

« Cette baisse résulte d’une combinaison d’actions, entre autres la désinfection des ménages, la sensibilisation et recherche active des malades, la distribution d’Aquatabs à 32 000 ménages au cours des trois dernières semaines et la chloration d’environ 300 mètres cubes d’eau par jour », affirme le rapport.

Apprend-t-on de l’OMS, Organisation Mondiale de la Santé, le choléra est une maladie extrêmement virulente qui peut provoquer une diarrhée aqueuse aiguë sévère. Les symptômes apparaissent entre 12 heures et cinq jours après l’ingestion d’eau ou d’aliments contaminés. Touchant les enfants comme les adultes, la maladie peut tuer en l’espace de quelques heures si aucun traitement n’est administré.

Djiress BALOKI/ Nord-Kivu/ journaldesnations.net