Un avion léger de type Bat Hawk, appartenant à l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature (ICCN), s’est écrasé ce mercredi 23 juillet 2025 dans l’après-midi, dans les environs d’Ishango, à l’intérieur du Parc National des Virunga, au Nord-Kivu. L’accident a coûté la vie à deux éco-gardes en mission de reconnaissance.
Les victimes ont été identifiées comme étant Claude Nguo, pilote de l’appareil, et Daniel Kwamire, tous deux membres expérimentés du corps des éco-gardes du parc. Selon le communiqué de la direction provinciale de l’ICCN, les deux hommes participaient à une opération de surveillance dans une zone réputée sensible, afin de sécuriser les équipes de terrain engagées dans des actions de conservation.
L’appareil, utilisé régulièrement pour des missions aériennes de reconnaissance, s’est abîmé au sol pour des raisons encore inconnues. À l’arrivée des secours, les deux occupants étaient déjà décédés. Les causes exactes du crash n’ont pas encore été déterminées.
Informée du drame, l’Autorité de l’Aviation Civile a été immédiatement saisie. Une enquête a été ouverte pour faire toute la lumière sur cet incident tragique. D’après les premiers éléments, l’avion effectuait une mission dans une zone difficile d’accès, souvent exposée aux risques sécuritaires.
Dans un message empreint d’émotion, l’ICCN a exprimé sa profonde tristesse et a présenté ses condoléances aux familles des disparus, à leurs proches ainsi qu’à l’ensemble du personnel engagé dans la protection du parc.
« L’Institut réaffirme son engagement à garantir la sécurité de ses agents et à poursuivre sans relâche sa mission de préservation de la biodiversité au sein du Parc National des Virunga », a déclaré l’organisation.
Le Parc National des Virunga, inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO, abrite une biodiversité exceptionnelle, mais reste confronté à de multiples menaces, notamment le braconnage, l’exploitation illégale des ressources naturelles, ainsi que l’insécurité liée à la présence de groupes armés. Dans ce contexte, les éco-gardes paient souvent le prix fort pour leur engagement au service de l’environnement.
Djiress BALOKI/Nord-Kivu