Nord-Kivu : la société civile alerte sur l’état critique et inquiétant des toilettes dans les parkings et agences de voyages à Butembo

Dans l’Est de la RDC, la coordination urbaine de la Société civile du Congo (SOCICO) déplore la dégradation avancée, l’insuffisance et l’insalubrité des urinoirs et toilettes dans les parkings et agences de voyages de la ville de Butembo, au Nord-Kivu.

Dans les sites visités, les installations sanitaires exposent gravement les usagers en particulier les femmes, les enfants et les personnes vulnérables à des risques sanitaires élevés, peut-on lire dans un rapport de monitoring publié le 17 mars 2026.

Dans ce document, parvenu à journaldesnations.net, la coordination urbaine de la SOCICO décrit une situation qualifiée d’« alarmante et inacceptable », à l’issue d’une enquête menée dans neuf parkings et huit agences de voyages.

« Les usagers sont exposés à des conditions d’hygiène déplorables et risquent de contracter des maladies infectieuses graves. Dans la majorité des agences et parkings visités, un seul urinoir et une seule toilette, souvent impropres, sont mis à la disposition des hommes et des femmes », indique la SOCICO. Une situation qui pousse de nombreuses personnes à se soulager à l’air libre.

Le rapport souligne également que la situation est particulièrement préoccupante au parking public La Victoire, l’un des plus fréquentés de la ville. Sur les cinq urinoirs et quatre toilettes initialement prévus, seuls deux urinoirs et deux toilettes restent fonctionnels.

« Plus inquiétant encore, ces lieux d’aisance sont dépourvus d’eau, de savon et d’autres dispositifs sanitaires, constituant ainsi des foyers potentiels de propagation des germes », alerte la structure.

Face à ce calvaire souvent ignoré, la SOCICO tire la sonnette d’alarme auprès des autorités, en s’appuyant sur l’article 47 de la Constitution de la République démocratique du Congo, qui garantit le droit à la santé pour tous.

« La société civile plaide également pour la construction de nouvelles installations sanitaires modernes et pour l’application de sanctions contre les gestionnaires ne respectant pas les normes d’hygiène », conclut la SOCICO dans son rapport.

Djiress BALOKI

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