La coordination provinciale de la société civile Forces vives du Nord-Kivu a exprimé, ce mardi 3 février, sa vive inquiétude face à la dégradation persistante de la situation sécuritaire et humanitaire dans la province.

Cette déclaration, lue par John Banyene, président provincial de la société civile, a réuni les coordinations urbaines de Beni, Butembo et Goma, ainsi que les coordinations territoriales de Beni, Nyiragongo, Lubero, Rutshuru, Masisi et Walikale.

« La situation sécuritaire et humanitaire ne cesse de se détériorer, malgré les multiples efforts fournis par le gouvernement congolais et ses partenaires », a déclaré John Banyene, soulignant l’impact direct de cette crise sur les populations civiles.
Depuis le début de l’année 2026, les violences attribuées aux rebelles du M23 et aux ADF-MTM ont causé d’importantes pertes en vies humaines et en biens matériels dans plusieurs territoires de la province.
« Rien que depuis le début de l’année jusqu’à ce jour, nous avons enregistré plus de 52 personnes assassinées en territoire de Lubero et 10 autres en territoire de Beni. Un poste de santé, 23 motos, trois vélos, 67 boutiques, dix maisons d’habitation ainsi que le bureau du chef de localité ont été incendiés », a précisé le président provincial de la société civile.
Face à cette situation, la société civile lance un appel pressant à une mobilisation urgente pour l’assistance humanitaire. Elle exhorte le gouvernement et ses partenaires à intensifier leur soutien aux populations affectées, à renforcer l’encadrement des volontaires pour la défense de la patrie (VDP) et à mettre en place un cadre permanent de concertation avec les acteurs de la société civile.
« Il est impératif que chacun, à son niveau, s’implique dans la restauration de la paix et la protection de nos communautés », a conclu John Banyene.
Confrontée aux massacres, aux destructions et aux déplacements massifs de populations, la province du Nord-Kivu demeure exposée à une crise humanitaire d’une gravité extrême. Dans ce contexte, la solidarité et la vigilance de tous, autorités comme citoyens apparaissent plus que jamais comme une urgence vitale pour protéger les personnes les plus vulnérables.
Gloire TSONGO/Beni