Dans l’Est de la République Démocratique du Congo, le Réseau pour les Droits de l’Homme (REDHO) tire la sonnette d’alarme face à la recrudescence des cas de harcèlement sexuel dans les institutions académiques de la ville de Butembo et ses environs, dans la province du Nord-Kivu.
Dans une correspondance datée du 26 juin 2025, adressée aux autorités académiques, religieuses, judiciaires et administratives, le coordonnateur de cette ONG de défense des droits humains basée à Butembo, Maître Muhindo Wasivinywa, dénonce des pratiques abusives ciblant principalement des jeunes filles et femmes étudiantes.
Selon le document consulté par Journaldesnations.net, plusieurs victimes dont le nombre n’a pas été précisé accusent certains enseignants, encadreurs et directeurs de travaux de fin de cycle de conditionner la réussite aux examens, mémoires ou autres évaluations à l’obtention de faveurs sexuelles.
« Le REDHO déplore le nombre croissant d’alertes et de dénonciations faisant état d’abus commis à l’encontre des étudiantes. Certaines autorités académiques conditionnent la réussite aux différentes épreuves par des relations sexuelles », peut-on lire dans la lettre d’alerte.
Face à ce fléau, Maître Wasivinywa appelle à une prise de conscience collective pour restaurer l’intégrité du milieu universitaire local. Il exhorte notamment les autorités judiciaires à traiter avec diligence les dossiers liés au harcèlement sexuel et à infliger des sanctions exemplaires aux auteurs de ces actes.
Le REDHO recommande également au ministère de l’Enseignement Supérieur et Universitaire de radier systématiquement tout membre du personnel académique reconnu coupable de tels comportements. Pour l’ONG, ces pratiques sont non seulement immorales, mais aussi en violation flagrante des lois de la République Démocratique du Congo qui condamnent le harcèlement et garantissent la protection de la dignité humaine.
Djiress BALOKI/Nord-Kivu