La cité frontalière de Kasindi, dans la province du Nord-Kivu, est confrontée à un sérieux problème de circulation lié au stationnement anarchique des camions de gros tonnage sur la Route nationale numéro 4 (RN4). La situation a été dénoncée le samedi 3 janvier 2026 par la société civile forces vives du groupement Basongora.
De la frontière congolo-ougandaise jusqu’à la barrière de Kasindi, des dizaines de camions occupent une large portion de la chaussée, rendant la circulation difficile et dangereuse pour les usagers. Selon la société civile, cette situation expose la population à des accidents graves, voire mortels.
Son président, Mbema Bwanandeke Bin Irimangoma, déplore l’inaction des services chargés de la régulation routière, notamment la Commission nationale de prévention routière (CNPR) et la Police de circulation routière (PCR). Il appelle ces services à s’impliquer activement afin de libérer la voie publique.
« La route est aujourd’hui excessivement encombrée par des véhicules. Nous demandons aux services habilités d’appliquer la loi et de garantir la libre circulation. Tous les camions stationnés le long de la route doivent être orientés vers des sites appropriés », a-t-il déclaré.
Pour lui, le maintien de ces véhicules sur la chaussée constitue une menace permanente pour les usagers de la RN4.
« Si la route continue d’être encombrée de cette manière, cela entraînera inévitablement des pertes en vies humaines à la suite d’accidents de circulation. Nous appelons à la fois à la responsabilité des propriétaires de ces camions et à une intervention ferme de la Police de circulation routière », a-t-il insisté.
La société civile forces vives reconnaît toutefois que l’un des principaux défis demeure l’absence d’un parking adapté pour accueillir ces poids lourds, une préoccupation déjà soumise aux autorités locales.
« À l’issue de nos démarches auprès des autorités compétentes, il nous a été expliqué que le problème majeur reste le manque d’un espace de stationnement pour ces camions. La question est déjà examinée par le chef de secteur, qui a même effectué unedescente à Kambo pour identifier un terrain susceptible d’accueillir ces véhicules », a précisé Mbema Bwanandeke Bin Irimangoma.
Face à cette situation, la société civile appelle les autorités à accélérer la recherche d’une solution durable.
« Nous demandons aux autorités de trouver rapidement un site public et approprié pour le stationnement de ces camions. La gestion de la route relève de leur responsabilité. Il est urgent d’agir afin de prévenir les accidents de circulation », a-t-il conclu.
En attendant des mesures concrètes, les usagers de la RN4 continuent de subir les conséquences de cette occupation anarchique de la chaussée dans cette zone stratégique pour les échanges transfrontaliers.
Gloire TSONGO/ Beni