Nord-Kivu : l’ICCN renforce la lutte contre l’exploitation illicite du bois et du charbon dans le parc des Virunga

L’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN) a engagé des opérations de traque contre les exploitants illégaux de bois et de charbon opérant dans le parc national des Virunga, au Nord-Kivu.

Ces actions visent à endiguer une exploitation jugée nuisible à la biodiversité et à réaffirmer l’autorité de l’État au sein de cette aire protégée.

S’exprimant ce mardi 27 janvier à Beni, le chargé de communication de l’ICCN, Bienvenu Bwenge, a rappelé que la carbonisation et la coupe de bois sont formellement interdites dans les aires protégées, conformément à la loi portant conservation de la nature en République démocratique du Congo.

« La carbonisation et la coupe de bois sont strictement interdites dans les aires protégées, notamment dans le parc national des Virunga, et constituent des infractions punies par la loi », a-t-il déclaré.

Selon l’ICCN, ces opérations sont menées avec l’appui d’autres services provinciaux, notamment les services de sécurité et de justice. Elles ciblent principalement les lits versants de la rivière Semuliki, où l’activité des tronçonneuses s’est intensifiée, entraînant une dégradation progressive de l’écosystème.

L’institution estime que la destruction de la biodiversité dans cette zone a atteint un niveau préoccupant, nécessitant une intervention urgente afin de décourager les auteurs de ces actes et de prévenir une dégradation irréversible du patrimoine naturel.

L’ICCN rappelle également que l’article 25 de la loi sur la conservation de la nature interdit toute activité incompatible avec la protection de l’environnement dans les aires protégées, notamment la coupe de bois, la carbonisation et l’agriculture. Si, pour l’instant, les agriculteurs présents dans le parc ne sont pas concernés par l’opération en cours, leurs activités demeurent néanmoins répréhensibles au regard de la loi.

Dans sa communication, l’ICCN a enfin appelé les populations riveraines à faire preuve de vigilance afin d’éviter tout conflit avec la loi et à s’impliquer activement dans la préservation de ce patrimoine commun.

« Détruire le parc national des Virunga revient à fragiliser notre écosystème vital et à exposer les communautés aux effets du dérèglement climatique », a conclu Bienvenu Bwenge.

À travers ces opérations, l’ICCN entend non seulement freiner l’exploitation illégale des ressources naturelles, mais aussi renforcer la protection durable du parc des Virunga, considéré comme l’un des piliers écologiques majeurs du pays.

Gloire TSONGO/Beni

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