P-DDRCS : pour Patrick Muyaya, la paix passe par le désarmement et la reconversion des ex-combattants

Patrick Muyaya Katembwe, ministre de la Communkication et des médias, Porte-parole du Gouvernement congolais

Lors du briefing presse animé lundi 9 mars à Kinshasa, le ministre de la Communication et Médias, porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya Katembwe, a mis en lumière l’importance du Programme de Désarmement, Démobilisation, Relèvement Communautaire et Stabilisation dans la consolidation de la paix en République démocratique du Congo.

Selon lui, la stabilisation durable du pays passe notamment par la démobilisation et la reconversion des anciens combattants qui ont pris les armes pour diverses raisons. « Cette paix passe notamment par le désarmement et la démobilisation de ceux qui ont choisi le métier des armes pour diverses raisons, afin qu’ils puissent se reconvertir dans d’autres activités », a déclaré le porte-parole du gouvernement, rappelant que ce processus s’inscrit également dans les engagements pris dans le cadre de l’accord de Washington.

Prenant la parole à son tour, le coordonnateur national du programme, Jean de Dieu Ntanga Ntita, a apporté des précisions sur le fonctionnement et les mécanismes de mise en œuvre du P-DDRCS.

Il a expliqué que, pour atteindre ses objectifs, le programme s’appuie sur une première phase communautaire axée sur la sensibilisation et le dialogue avec les groupes armés et les communautés concernées. Cette étape vise à encourager les combattants à quitter volontairement les groupes armés.

Une seconde phase, plus opérationnelle, consiste à répertorier les armes, assurer leur récupération et garantir leur traçabilité par les forces loyalistes.

Au-delà du désarmement, le coordonnateur national a également souligné que le programme prévoit un accompagnement psychologique des ex-combattants, assuré en collaboration avec le ministère de la Santé.

Dans la perspective de leur réinsertion socio-économique, certains bénéficiaires sont orientés vers des activités génératrices de revenus, tandis que d’autres suivent des formations professionnelles destinées à améliorer leur employabilité.

« L’objectif est d’offrir aux anciens combattants des alternatives durables afin qu’ils puissent produire des biens et des services tout en contribuant au développement de leurs communautés », a expliqué Jean de Dieu Ntanga Ntita.

À travers ce mécanisme, le P-DDRCS entend ainsi favoriser la réintégration des ex-combattants dans la vie civile tout en contribuant à la stabilisation et au développement des zones autrefois affectées par les conflits.

Blaise BOZENGE

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