Paix à l’Est : le VPM Jacquemain Shabani détaille les avancées issues de la déclaration de Doha

VicJacquemain Shabani, Premier Ministre, ministre de l’Intérieur, de la Sécurité, de la Décentralisation et des Affaires coutumières

Le Vice-Premier Ministre, ministre de l’Intérieur, de la Sécurité, de la Décentralisation et des Affaires coutumières, Jacquemain Shabani, a présenté ce lundi les grandes lignes de la déclaration de principes signée à Doha, dans le cadre du processus de paix pour l’Est de la République Démocratique du Congo.

Au cours d’un briefing presse co-animé avec le ministre de la Communication, Patrick Muyaya, le VPM Shabani a expliqué que cette déclaration marque une étape clé dans la dynamique enclenchée depuis mars dernier entre la RDC, le Rwanda, et les groupes armés. Il a notamment rappelé la rencontre de mars entre les présidents Félix Tshisekedi et Paul Kagame, suivie en avril par un communiqué conjoint entre le gouvernement congolais et les représentants du M23.

« Doha n’est pas un acte isolé. C’est une continuité. Aujourd’hui, avec cette déclaration de principes, les parties sont revenues pour réaffirmer leur engagement d’avril », a insisté le VPM. Il a également annoncé qu’un accord de paix est en préparation et comprendra des mesures concrètes, notamment le redéploiement de l’autorité de l’État dans les zones en conflit.

Parmi les sept axes abordés, Jacquemain Shabani a souligné :

  • Le cessez-le-feu et la mise en place d’un mécanisme de vérification,
  • Les mesures de confiance comme la libération de prisonniers et le retrait des forces armées,
  • La restauration de l’autorité de l’État à travers le redéploiement des services publics,
  • Le retour des réfugiés, soutenu par une réunion tripartite HCR–RDC–Rwanda prévue cette semaine à Addis-Abeba,
  • Le rôle de la Monusco dans la protection des civils durant la transition post-conflit.

Pour le VPM, l’un des acquis majeurs du processus en cours est l’identification des principaux acteurs du conflit. « L’accord de Washington a le mérite de désigner clairement le Rwanda comme partie prenante majeure, tandis qu’à Doha, les responsabilités sont assignées aux acteurs présents sur le terrain congolais », a-t-il précisé.

Et d’ajouter : « La paix, on va la construire. Ce processus prendra du temps. Ce ne sera pas du tic au tac ».

Blaise BOZENGE

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