Le projet d’Apprentissage et d’Autonomisation des Filles (PAAF) dans la province du Kasaï suscite des inquiétudes chez plusieurs enseignants du secondaire, en particulier ceux qui ne sont pas encore matriculés.
Après une ronde effectuée dans plusieurs écoles de Tshikapa, un syndicat affirme que de nombreux enseignants n’ont pas perçu leur prime depuis plus de cinq mois. Cette situation complique leur travail au quotidien et crée un malaise au sein des établissements concernés.
Daniel Ndayi, coordonnateur du syndicat, dénonce ce retard de paiement et ses conséquences :
« Nous avons effectué une descente dans plusieurs écoles pour nous informer sur l’évolution du projet PAAF. Le constat est amer. Certains enseignants nous ont confié qu’ils totalisent plus de cinq mois sans être payés. Pourtant, les filles sont majoritaires dans les salles de classe. Cette situation pousse certains enseignants à tendre la main aux élèves, parfois même pour déposer une copie d’interrogation », a-t-il expliqué.
Il ajoute que, lors de la prise des photos pour les élèves finalistes, certaines écoles auraient exigé entre 15 000 FC et 50 000 FC pour les fiches d’identification, augmentant ainsi la charge financière des parents.
Cependant, des sources proches du projet indiquent que ce retard serait lié au processus d’identification des élèves bénéficiaires, une étape jugée nécessaire avant le paiement des primes.
Marcel MBOMBO