RDC-7ème session du CCNF : la ministre de l’Environnement appelle à l’adoption d’une politique forestière nationale

Marie Nyange Ndambo, ministre de l'environnement en RDC

La ministre de l’Environnement, Développement durable et Nouvelle Économie du Climat, Marie Nyange Ndambo, a procédé, le 30 avril 2026 à Kinshasa, à l’ouverture de la 7ᵉ session du Conseil Consultatif National des Forêts (CCNF), avec un appel appuyé à l’adoption d’une politique forestière nationale en République démocratique du Congo.

Organisées à l’Béatrice Hôtel, ces assises sont présentées comme une étape décisive dans la gouvernance forestière du pays. Dans son discours, la ministre a insisté sur l’urgence de doter la RDC d’un cadre stratégique cohérent pour la gestion durable de ses ressources forestières.

Exprimant « une profonde émotion » et un « sens élevé du devoir », Marie Nyange Ndambo a souligné la nécessité de franchir un cap en matière de politique forestière, en misant sur une approche fondée sur la concertation et la responsabilité partagée.

Elle a, à cette occasion, rendu hommage au Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, dont la vision, a-t-elle rappelé, lie la lutte contre la pauvreté à celle contre le changement climatique, positionnant la RDC comme un « pays-solution ».

La ministre a également salué l’action du gouvernement dirigé par la Première ministre Judith Tuluka, notant que le secteur forestier figure parmi les priorités de son programme, avec une implication accrue de toutes les parties prenantes.

Par ailleurs, elle a remercié les partenaires techniques et financiers, notamment CAFI, Agence française de développement (AFD), FONAREDD et le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), pour leur appui dans l’organisation de cette session.

Un cadre de dialogue inclusif
Au cœur de cette 7ᵉ session figure l’ambition d’améliorer la gouvernance forestière à travers un dialogue inclusif réunissant l’État, le secteur privé, la société civile, les peuples autochtones, les universités et les partenaires internationaux.

Les travaux portent notamment sur la présentation et la validation du document de politique forestière nationale, élaboré à l’issue de l’atelier national tenu du 2 au 4 avril 2026. Les participants sont également appelés à tirer les leçons des États généraux des forêts organisés en janvier 2024, ainsi que des recommandations issues de la sixième session du CCNF.

L’objectif est de formuler des recommandations fortes en vue d’une mise en œuvre effective de cette politique, tant au niveau national que provincial.

Un appel à des résultats concrets
Se référant à l’article 24 du Code forestier, la ministre a rappelé que la gestion et la conservation des forêts relèvent de son ministère, tout en s’inscrivant dans une dynamique de concertation avec les autres institutions.

Elle a exhorté les participants à faire de cette session « un moment de vérité et d’engagement », en produisant des recommandations concrètes et des actions pratiques, loin des débats stériles.

« Cette rencontre doit traduire une volonté collective de faire de la gouvernance forestière un levier de développement durable, de justice sociale et de rayonnement international », a-t-elle insisté.

C’est sur une note d’« espérance et de détermination » que la ministre a officiellement ouvert les travaux de la 7ᵉ session du Conseil Consultatif National des Forêts.

Rédaction

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