RDC : droits de l’enfant, entre défis persistants et lueurs d’espoir

Faveur Maniku, étudiante

Faveur Maniku, 18 ans, étudiante à l’Université des Sciences et Technologies, brosse un tableau saisissant de la situation des enfants en RDC : obstacles à l’école, violences, travail précoce et accès limité aux soins restent des réalités quotidiennes, malgré quelques signes d’espoir.

Des enfants encadrés par des jeunes à la colonie des vacances de la paroisse Sainte Rita

Chaque 20 novembre, le monde célèbre la Journée internationale des droits de l’enfant. En RDC, cette date ne se limite pas à fêter l’enfant : elle rappelle surtout aux adultes leurs responsabilités et l’importance de protéger chaque enfant.
Mais après cette journée, une question demeure : quelle est réellement la situation de l’enfant congolais ?

Aujourd’hui, de nombreux enfants en RDC ne jouissent pas pleinement de leurs droits fondamentaux, malgré les engagements pris dans la Convention relative aux droits de l’enfant.

Pour beaucoup, aller à l’école reste un défi quotidien : des kilomètres à marcher, des infrastructures délabrées, des classes surchargées et parfois même le harcèlement. L’accès à une éducation de qualité reste un combat.

Les conflits armés exposent les enfants à des réalités dramatiques. Recrutés par des groupes armés, contraints de fuir, victimes d’abus sexuels ou privés de famille, ils subissent souvent des traumatismes durables et des handicaps physiques.

Les soins restent chers, la malnutrition sévère touche trop d’enfants, et l’accès à l’eau potable demeure limité, les exposant à de graves maladies.

Beaucoup d’enfants sont privés d’école et forcés au travail dans les mines, carrières, petits commerces ou comme domestiques. Une vie d’adulte imposée trop tôt, avec des risques physiques énormes.

De nombreux enfants n’existent pas légalement, faute d’être enregistrés à l’état civil. Cette invisibilité complique leur accès aux droits fondamentaux.

Exploitation sexuelle, harcèlement scolaire, mariages précoces et violences diverses continuent de compromettre l’avenir des enfants congolais.

Malgré ces défis, des avancées sont visibles : gratuité de l’enseignement, campagnes de sensibilisation sur l’enregistrement à l’état civil et la lutte contre les violences.
Les droits de l’enfant ne doivent pas se limiter au 20 novembre. Ils exigent un engagement permanent pour garantir à chaque enfant en RDC une enfance protégée, sécurisée et pleine d’opportunités.

Faveur Maniku

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