RDC – Ituri : le député Gratien Iracan dénonce le silence médiatique face aux massacres de civils à Djugu

Gratien Iracan de Saint-Nicolas, député national, élu de Bunia au Nord-Kivu.

Alors que la province de l’Ituri demeure placée sous état de siège décrété par le président de la République, les atrocités contre les populations civiles se poursuivent dans un silence inquiétant. Le député national Gratien Iracan de Saint-Nicolas a fustigé, ce mardi 22 juillet 2025, la nonchalance de la presse nationale et internationale face à l’ampleur des violences dans le territoire de Djugu.

Dans un communiqué publié sur son compte X (anciennement Twitter) et consulté par Journal des Nations, l’élu de Bunia alerte sur les tueries, les déplacements forcés, les pillages et les incendies de maisons, perpétrés depuis plus d’une semaine dans cette zone en proie à une insécurité chronique.

« Des femmes et des enfants innocents sont tués en pleine fuite, des communautés entières sont en larmes, des maisons consumées, et pourtant aucun écho dans les médias », déplore-t-il.

Il fustige également l’absence de couverture médiatique digne de ce nom, dans un contexte qu’il qualifie de drame humanitaire majeur.

« Pas de flash d’information en direct, pas de couverture spéciale, pas de reporters sur place, pas même une alerte humanitaire dans les grandes chaînes publiques ou privées », regrette le député.

Gratien Iracan s’indigne en outre d’une certaine marchandisation de l’information dans les rédactions.

« Il n’est ni normal, ni éthique qu’il faille payer une rédaction ou un influenceur pour qu’une information aussi grave soit relayée. Ce que vit l’Ituri n’est pas une option médiatique, c’est une urgence nationale, une crise humanitaire, une question de vie ou de mort. Ce peuple massacré et dépouillé de sa dignité a besoin de vous », écrit-il.

Ces dernières semaines, le territoire de Djugu connaît une recrudescence des violences armées, attribuées à des groupes armés locaux. Plusieurs attaques meurtrières ont été signalées, entraînant d’importantes pertes en vies humaines et des déplacements massifs de populations.

Olivier OKANDE MAYO/Ituri

Laisser un commentaire