RDC-Journée internationale du célibat : Grâce Landu Manza prône l’autonomie et l’estime de soi des femmes célibataires

Grâce Landu Manza, présidente de l'Association Congolaise des Femmes Célibataires (ACoFeC)

À l’occasion de la Journée internationale des célibataires, célébrée chaque 11 novembre, Grâce Landu Manza, présidente de l’Association Congolaise des Femmes Célibataires (ACoFeC), appelle les femmes à « s’aimer, se valoriser et s’accomplir » au-delà des normes sociales qui lient encore trop souvent la valeur féminine au mariage.

Réunion du groupe des femmes fondatrices de l’Association Congolaise des Femmes Célibataires (ACoFeC), à Kinshasa, capitale de la RDC

Créée en 2020, l’ACoFeC est une association sans but lucratif qui compte aujourd’hui près de 70 membres actifs, dont certaines résident en dehors de Kinshasa. Bien que basée en République démocratique du Congo, l’organisation est ouverte à toutes les femmes, y compris celles d’autres nationalités.

Selon Grâce Landu Manza, l’objectif principal de l’association est d’encourager les femmes célibataires, veuves ou divorcées à l’autoprise en charge, en les aidant à rompre avec l’idée que le célibat serait un frein à leur épanouissement.

« Beaucoup de femmes aspirent au mariage non pas par conviction, mais par peur du regard des autres. Elles ont grandi dans une société où la valeur d’une femme dépend du mariage. Cette idée est fausse et destructrice », explique-t-elle.

L’ACoFeC travaille ainsi sur plusieurs axes : éducation, formation, emploi, équilibre social, protection et solidarité. L’association organise régulièrement des formations professionnelles, conférences, ateliers de développement personnel et activités humanitaires pour aider les femmes à devenir autonomes.

Pour Grâce Landu, le célibat doit être perçu non comme une honte, mais comme un temps de croissance et de connaissance de soi.

« Le mariage ne doit pas être une fuite de la solitude, mais un choix réfléchi fait dans la sérénité. Le célibat est une période de force, de liberté et de construction personnelle », souligne-t-elle.

Elle ajoute que le véritable bonheur vient d’abord de l’intérieur : « Une femme autonome et épanouie apporte le bonheur dans le mariage, et non l’inverse ».

L’ACoFeC lutte également contre les antivaleurs telles que la prostitution ou le banditisme, tout en menant des actions de prévention des IST/VIH-SIDA et d’assistance aux veuves, filles-mères et orphelines mineures.
L’association défend aussi les droits des femmes célibataires et dénonce tout abus ou discrimination à leur encontre.

En conclusion, Grâce Landu Manza rappelle que le célibat n’est ni un handicap ni une malchance, mais une étape précieuse dans la construction de soi : « Chaque femme peut être heureuse et accomplie, qu’elle soit célibataire ou mariée, tant qu’elle se connaît, s’aime et choisit en conscience le chemin de sa vie ».

À travers son engagement, l’ACoFeC souhaite bâtir une génération de femmes libres, confiantes et solidaires, capables de transformer leur vie et de contribuer pleinement au développement de la société congolaise.

Keren MAWETE

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