RDC : Julien Paluku accélère la digitalisation du commerce pour faciliter l’intégration internationale

Julien Paluku Kahongya, ministre du commerce extérieur en RDC

Lors du Sommet Africain de l’Innovation Numérique, tenu du 25 au 26 novembre 2025 à Kinshasa, le ministre du Commerce Extérieur, Julien Paluku, a présenté les avancées majeures en matière de digitalisation des opérations commerciales et a insisté sur l’importance de la mise en place de sanctions pour accompagner ces réformes.

Le ministre a notamment évoqué la mise en service du Portail d’Informations Commerciales (PIC) et du Guichet unique intégral du commerce extérieur, deux outils numériques destinés à simplifier et accélérer les procédures d’import-export en République démocratique du Congo. Selon lui, ces réformes sont essentielles pour inscrire la RDC comme un acteur majeur du commerce international, conformément aux ambitions du Président de la République.

« Grâce à ces réformes numériques, le temps nécessaire pour exporter un conteneur depuis la RDC a été réduit de 200 à 50 heures, soit une division par quatre », a précisé Julien Paluku. Il a expliqué que les opérateurs économiques n’auront plus à passer par plusieurs agents pour obtenir des autorisations ou documents : tout se fera désormais via le guichet unique et le portail numérique, depuis n’importe quel pays du monde.

Le Portail d’Informations Commerciales (PIC) permettra aux opérateurs de disposer de toutes les informations nécessaires, comme les tarifs douaniers et les procédures d’importation, pour des pays comme les États-Unis, la Chine ou l’Europe. Ce système vise à renforcer la transparence et l’efficacité, tout en limitant la corruption et les pratiques bureaucratiques traditionnelles.

Le ministre a souligné que ces réformes rencontrent parfois des résistances au changement, car elles suppriment les facilités informelles qui existaient auparavant dans l’administration. Pour y remédier, Julien Paluku a proposé de lier l’application des réformes numériques à des sanctions ciblées afin de dissuader les comportements contraires aux nouvelles procédures et de servir d’exemple.

« À chaque fois que nous détectons un manquement ou une obstruction, nous appliquons directement une sanction. Cela devient une leçon pour les autres », a-t-il affirmé, insistant sur le rôle de la sanction dans la consolidation de la modernisation du commerce extérieur congolais.

Pour le ministre, ces mesures ne sont pas uniquement techniques : elles représentent un changement de culture dans la manière de faire du commerce en RDC, avec pour objectif de faciliter l’accès au marché mondial et de renforcer la compétitivité du pays sur le plan international.

Rédaction/JDN

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