Le Centre culturel de Kinshasa a servi de cadre, le 31 mars 2026, à la célébration de la deuxième édition de la Journée nationale de la masculinité positive, un événement marqué par un appel fort à l’engagement des hommes en faveur de l’égalité entre les femmes et les hommes.

Placée sous le thème « Prise de conscience et engagement des hommes pour l’égalité homme-femme », cette journée a réuni autorités politiques, acteurs de la société civile et citoyens autour d’un objectif commun : promouvoir une société plus juste et équitable.

La cérémonie s’est déroulée en présence du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, également Champion africain de la masculinité positive, dont la participation a conféré une portée particulière à cette initiative.

À l’origine de cette dynamique, la ministre du Genre, Micheline Ombae Kalama, a insisté sur la nécessité de dépasser les symboles pour faire de cette journée un véritable levier de transformation sociale.
Dans son allocution, elle a appelé les hommes à jouer un rôle actif dans la promotion des droits des femmes, en contribuant à déconstruire les stéréotypes et à lutter contre les violences basées sur le genre. Elle a notamment souligné que l’égalité entre les sexes constitue une exigence de justice et un facteur essentiel de développement durable.
Dans cette dynamique, un message fort a marqué les esprits :
« L’homme de demain est celui qui élève la femme, non celui qui l’écrase ».
Au-delà des discours, la cérémonie a été marquée par des gestes concrets, notamment la remise de trophées à plusieurs hommes engagés dans la promotion des droits des femmes. Ces lauréats, issus de divers secteurs, ont été distingués pour leur exemplarité, leur impact dans leurs communautés et leur capacité à porter un modèle de masculinité responsable et respectueuse.
À travers cette reconnaissance, les organisateurs entendent encourager l’émergence d’une nouvelle génération d’hommes engagés, capables de contribuer à la construction d’une société fondée sur le respect mutuel et l’équité.
Cette deuxième édition vise ainsi à ancrer durablement une nouvelle conception de la masculinité dans les mentalités : une masculinité qui protège sans dominer, qui accompagne sans s’imposer et qui participe activement à l’édification d’un Congo plus inclusif.
Désormais, les autorités congolaises réaffirment leur volonté de faire de l’égalité de genre un pilier du développement national, en mobilisant à la fois les femmes et les hommes comme acteurs du changement.
Rédaction/JDN