La Première ministre, Judith Suminwa Tuluka, a clôturé ce lundi au Centre de Judo du Commissariat général de la Police nationale congolaise le Forum des femmes sur l’intégration du genre dans la future politique de sécurité nationale (PSN).

Organisé par le Groupe consultatif des femmes pour la réforme du secteur de sécurité (RSS), en collaboration avec le ministère du Genre, de la Famille et de l’Enfant et avec l’appui de la MONUSCO, ce forum a été l’occasion de débattre de la place des femmes dans la réforme du secteur de la sécurité et de leur participation aux instances décisionnelles.

Dans son intervention, la cheffe du Gouvernement a plaidé pour une approche plus inclusive :
« Sans l’intégration du genre dans la politique de sécurité nationale, il ne peut y avoir de sécurité véritablement inclusive ni de développement durable », a déclaré Judith Suminwa.
Pour sa part, la ministre du Genre, Micheline Ombae Kalama, a insisté sur la portée stratégique de cette réforme :
« Une sécurité sans femmes est une sécurité incomplète. Une paix sans femmes est une paix fragile », a-t-elle affirmé, appelant à une représentation équitable des femmes au sein des institutions sécuritaires.
S’appuyant sur les conclusions d’une étude menée en septembre 2024 par l’École de criminologie de l’Université de Kinshasa, en collaboration avec les FARDC et la Police nationale congolaise, la ministre a souligné les principaux obstacles : barrières structurelles, stéréotypes, inégalités d’accès aux postes de commandement et manque d’intégration de la dimension genre dans les politiques internes.
Face à ces défis, le Gouvernement réaffirme sa volonté d’aligner la future politique de sécurité nationale sur les engagements internationaux de la RDC, notamment les résolutions 2765 (2024) et 2808 (2025) du Conseil de sécurité des Nations unies, qui promeuvent la participation pleine et significative des femmes aux processus de paix et de sécurité.
Dans un message direct à la jeunesse féminine congolaise, Micheline Ombae Kalama a exhorté les jeunes femmes à s’engager dans les institutions sécuritaires :
« Vous n’êtes pas l’avenir de la sécurité nationale, vous en êtes déjà le présent. Osez porter l’uniforme, osez commander, osez décider », a-t-elle lancé.
Ce forum s’inscrit dans la dynamique de modernisation souhaitée par le Gouvernement, sous le leadership du président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, avec pour ambition de bâtir une politique nationale de sécurité plus inclusive, équitable et durable.
Rédaction/JDN