Un atelier de renforcement des capacités des acteurs impliqués dans le Projet d’Apprentissage et d’Autonomisation des Filles en RDC (PAAF) a été officiellement ouvert le lundi à l’Institut Supérieur Pédagogique de Tshikapa. Cette activité s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre d’une évaluation approfondie de la formation initiale des enseignants du secondaire en République démocratique du Congo.
Prévu pour trois jours, cet atelier constitue une étape importante du dispositif méthodologique adopté par les autorités éducatives, en collaboration avec les partenaires techniques et financiers.
Il fait suite au focus group pilote organisé à l’ISP de la Gombe, à Kinshasa, du 18 au 20 décembre 2025, sous la supervision d’un consultant international.
Conformément au calendrier validé, les travaux de terrain sont désormais déployés dans dix provinces du pays, au sein des Instituts Supérieurs Pédagogiques retenus dans l’échantillon. L’objectif principal est de collecter des données qualitatives et institutionnelles fiables afin d’évaluer la qualité de la formation initiale des enseignants du secondaire.
Pour cette étape, l’atelier réunit plusieurs acteurs clés du secteur éducatif, notamment le directeur provincial de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté, le directeur général de l’ISP/Tshikapa, ainsi que des chefs d’établissements secondaires publics de la ville.
Les échanges portent essentiellement sur la qualité de la formation, les défis rencontrés dans le système éducatif et les pistes d’amélioration visant à renforcer les compétences des futurs enseignants.
Dans son mot d’accueil, Noël Kiala a souligné l’importance stratégique de cet atelier pour le système éducatif congolais :
« L’atelier qui nous réunit aujourd’hui s’inscrit dans une dynamique essentielle : celle de contribuer à la production de données qualitatives et institutionnelles fiables. Ces données serviront de socle à une évaluation approfondie de la formation initiale des enseignants du secondaire en RDC. Il s’agit là d’un enjeu majeur, car la qualité de notre système éducatif dépend étroitement de la formation de bons enseignants », a-t-il déclaré.
Il a également remercié les partenaires techniques et financiers pour leur accompagnement dans la mise en œuvre du projet PAAF.
Cette activité s’inscrit dans une dynamique nationale visant à améliorer durablement la qualité de l’enseignement secondaire en RDC, à travers une meilleure structuration de la formation initiale des enseignants.
Depuis Tshikapa, les travaux se poursuivent dans un climat d’engagement et de collaboration entre les différents acteurs du secteur éducatif.
Marcel Mbombo