Le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, revient sur le fonctionnement et les avantages du Système panafricain de paiement et de règlement (PAPSS), présenté comme un outil majeur pour faciliter les échanges commerciaux entre les pays africains.
Dans une tribune publiée le 4 octobre 2026, Julien Paluku Kahongya explique que le PAPSS (Pan-African Payment and Settlement System) constitue l’un des instruments financiers destinés à accompagner la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF).
Développé par Afreximbank, en collaboration avec l’Union africaine et le Secrétariat de la ZLECAF, le système permet de régler les transactions commerciales transfrontalières directement en monnaies locales, sans recourir systématiquement au dollar américain ou à l’euro.
Selon le ministre, le mécanisme vise notamment à réduire les délais et les coûts liés au système traditionnel de paiement. Jusqu’ici, les transactions entre entreprises africaines pouvaient nécessiter plusieurs conversions monétaires et le recours à des banques correspondantes situées hors du continent.
Avec le PAPSS, l’acheteur effectue son paiement dans sa monnaie nationale tandis que le vendeur reçoit les fonds dans sa propre devise. Le système assure la conversion et la compensation entre les institutions financières concernées.
Un outil au service du commerce intra-africain
Julien Paluku met en avant plusieurs avantages du PAPSS, notamment la réduction des coûts de transaction, l’accélération des paiements et une moindre dépendance aux devises étrangères.
Le dispositif doit également permettre aux banques centrales africaines de préserver davantage leurs réserves en devises et contribuer au renforcement de la souveraineté monétaire du continent. Il pourrait, par ailleurs, faciliter l’accès des PME et PMI au commerce régional.
Pour le ministre, le PAPSS constitue ainsi le « bras financier » de la ZLECAF. La facilitation des paiements apparaît en effet comme un complément indispensable à la réduction des barrières tarifaires entre les États africains.
Dans sa tribune, Julien Paluku rappelle que la Banque Centrale du Congo a signé l’adhésion de la RDC au PAPSS le 18 septembre 2026 au Kenya.
Cette adhésion, explique-t-il, devrait permettre à la RDC de mieux s’intégrer dans les mécanismes de paiement destinés à soutenir les échanges commerciaux intra-africains.
« L’Afrique avance et n’attendra pas 45 ans », conclut le ministre du Commerce extérieur, qui présente le PAPSS comme une innovation appelée à accélérer l’intégration économique du continent.
Christiane Ekambo