Kenya: l’Opposition exige la réforme de la comission électorale avant élection

C’est la question qui brûle toutes les lèvres au Kenya : le scrutin, qui doit se tenir dans quinze jours, sera-t-il maintenu ou pas ? La haute cour de justice, elle, enjoint la commission électorale à réorganiser des élections. Elle s’appuie sur un jugement de la Cour suprême de 2013 selon lequel tout retrait d’un candidat avant le déroulement d’un nouveau scrutin entraîne une toute nouvelle élection. Sauf que la décision peut faire l’objet d’appel et que le camp Uhuru Kenyatta n’en démord pas: il considère que son candidat doit être déclaré vainqueur.
Ce mercredi matin, les députés de la majorité présidentielle ont voté en l’absence de l’opposition le projet de loi controversé visant à modifier la loi électorale pour permettre à leur candidat d’être élu le 26 octobre. Aujourd’hui encore, l’examen des griefs fait à la commission électorale avait lieu devant la Cour suprême, qui rendra son avis lundi prochain. Bien que controversée, la commission électorale devra tracer la marche à suivre vers les nouvelles élections. Elle le fera très prochainement a-t-elle annoncée dans un climat des plus électriques.
L’opposition appelle à manifester tous les jours
Le président Uhuru Kenyatta, lui, considère que le scrutin du 26 octobre aura bien lieu. Avec ou sans son rival. Ce mercredi matin il a tweeté : « plus que 15 jours » avant le vote.

En face, Raïla Odinga estime que son retrait implique l’annulation pure et simple de ce scrutin. Pour lui, une nouvelle élection doit être organisée, mais plus tard. Une fois que la commission électorale sera réformée en profondeur comme le réclame l’opposition depuis le début.
Si Raïla Odinga s’est certes retiré du processus électoral en cours, la bataille continue du côté de la coalition de l’opposition, la NASA, qui entend bien maintenir la pression. Elle appelle d’ailleurs à des manifestations tous les jours de la semaine prochaine.
Avec RFI

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