La Fondation Bill Clinton pour la Paix (FBCP) tire la sonnette d’alarme face à la surpopulation carcérale au Centre Pénitentiaire et de Rééducation de Kinshasa (CPRK), communément appelé prison de Makala, et dénonce une série de décès parmi les détenus.
Dans un communiqué publié le 25 juillet 2025, la FBCP rapporte qu’environ cinq cents détenus seraient morts entre le mois de mars et juillet 2025, principalement en raison de la promiscuité, des mauvaises conditions sanitaires et du manque de soins médicaux adaptés.
« Au début du mois de mars, selon les informations en notre possession, 293 corps de prisonniers et détenus préventifs, hospitalisés au Sanatorium, ont été enterrés. Aujourd’hui, 25 juillet 2025, nous avons enregistré 95 cercueils prêts pour l’enterrement, tandis que d’autres sont encore en cours de fabrication pour inhumation de plus de 100 autres corps », peut-on lire dans le document.
La Fondation indique également qu’une mission de terrain effectuée récemment a révélé que d’autres détenus succombaient après leur transfert à l’Hôpital central de Makala, une structure confrontée à de graves pénuries de médicaments et d’équipements nécessaires à leur prise en charge.
Face à cette situation préoccupante, la FBCP appelle les autorités judiciaires à accélérer le traitement des dossiers pour réduire la surpopulation carcérale, tout en plaidant pour une amélioration urgente des conditions de détention.
Elle exhorte en outre le gouvernement congolais à soutenir l’Hôpital de Makala par l’approvisionnement en médicaments et en matériels médicaux, afin de garantir un minimum de soins aux détenus malades.
La Fondation insiste par ailleurs sur le strict respect des articles 16 et 18 de la Constitution de la République, relatifs à la protection du droit à la vie et à la dignité humaine.
Enfin, la FBCP demande l’ouverture d’une enquête internationale indépendante afin de faire toute la lumière sur les décès enregistrés et d’en établir les responsabilités.
Blaise BOZENGE