Beni : l’épreuve orale d’anglais de l’Exetat suscite des réactions contrastées dans la communauté éducative

Une vue des élèves dans une école en RDC (Ph. Tiers)

L’introduction de l’épreuve orale d’anglais dans les hors-sessions de l’Examen d’État continue de susciter des réactions au sein de la communauté éducative de Beni, au Nord-Kivu. Enseignants et élèves se prononcent sur cette innovation décidée par le ministère de l’Éducation nationale et de la Nouvelle-Citoyenneté, qui vise à renforcer la maîtrise de l’anglais chez les finalistes du secondaire.

Dans un entretien accordé à la rédaction du Journal des Nations ce mercredi 12 novembre, Clémence Dothy, enseignante d’anglais à l’Institut Bungulu-Beni, a salué cette réforme qu’elle considère comme une source de motivation pour les élèves.

« Nous félicitons le ministre de l’Éducation, car il a valorisé l’anglais, une langue internationale. Avec cette épreuve, les élèves seront plus motivés à apprendre. Qu’ils ne paniquent pas, car l’oral se déroulera comme toute autre interrogation habituelle », a-t-elle rassuré.

Plusieurs élèves rencontrés partagent cet enthousiasme. Pour eux, cette mesure incitera la jeunesse à accorder davantage d’importance à l’anglais.

« C’est une bonne décision. Cela va nous pousser à multiplier les efforts pour mieux apprendre cette langue », a confié un élève finaliste.

D’autres, en revanche, estiment que cette nouveauté aurait dû être précédée d’une sensibilisation plus large afin de mieux préparer les candidats.

« On aurait dû prévenir les élèves à temps. C’est une bonne idée, mais il fallait introduire cette notion dans le programme pour qu’on s’y habitue », a plaidé une autre élève.

Pour rappel, l’épreuve orale d’anglais est officiellement introduite à partir de la session 2026 de l’Examen d’État. Cette décision s’inscrit dans le cadre de l’application de la loi n°14/004 du 11 février 2014 portant organisation de l’enseignement national, et vise à améliorer les compétences linguistiques des élèves congolais face aux exigences du monde globalisé.

Gloire Tsongo / Beni

Laisser un commentaire