À Kananga, chef-lieu de la province du Kasaï-Central, le prix de la mesurette de maïs, communément appelée meka, a presque doublé en l’espace d’une semaine et demie.
Autrefois vendue à 2 500 francs congolais, elle se négocie désormais entre 5 000 et 5 500 francs congolais, soit environ 2,5 dollars américains, une hausse qui suscite de vives inquiétudes au sein de la population.
Selon les vendeurs, cette flambée des prix est principalement due à la rareté de cette denrée de base sur les marchés. Au marché Kamayi, les dépôts sont presque vides et seules de faibles quantités de maïs sont disponibles, rendant l’approvisionnement de plus en plus difficile.
Les commerçants pointent également la dégradation des infrastructures routières et ferroviaires, notamment dans le territoire de Demba. Le mauvais état des routes de desserte agricole, aggravé par la présence de ravins, freine l’acheminement normal du maïs vers la ville. Le transport se fait désormais de manière limitée, souvent assuré par des vélos.
Face à cette hausse des prix, de nombreux ménages peinent à couvrir leurs besoins alimentaires. Ils appellent les autorités politico-administratives provinciales à intervenir en urgence afin de rétablir l’approvisionnement et de stabiliser les prix sur le marché en cette fin d’année.
Marcel MBOMBO/Kasaï