Haut-Katanga : la société civile monte au créneau face à l’insécurité à Kipushi

La cité minière de Kipushi, située à une trentaine de kilomètres de Lubumbashi, a connu une forte mobilisation citoyenne le week-end dernier. Plusieurs mouvements de la société civile ont battu le pavé pour dénoncer la montée de l’insécurité et réclamer des réponses concrètes des autorités, après une série d’attaques meurtrières.

La marche, autorisée et encadrée par la Police nationale congolaise, a parcouru les principaux axes de la cité avant de chuter au bureau du territoire. Dans un mémorandum remis aux autorités locales, les manifestants ont exigé l’ouverture rapide d’enquêtes judiciaires, le renforcement des dispositifs de sécurité et la fin de l’impunité face aux crimes violents qui endeuillent la population.

Cette mobilisation intervient quelques jours après des faits sanglants survenus dans la nuit du 30 au 31 décembre. Selon des sources concordantes, au moins trois personnes ont été abattues par balles dans différents quartiers de Kipushi. Parmi les victimes figure Maître Georges Fwamba, défenseur judiciaire bien connu dans la cité.

D’après destémoignages recueillis sur place, l’homme de loi a été mortellement atteint par des tirs près d’un bar du quartier Kamarenge, alors qu’il se trouvait en compagnie de son épouse. Des assaillants armés, non identifiés, ont ouvert le feu avant de prendre la fuite. Grièvement blessée, son épouse poursuit des soins dans une structure sanitaire de la place.

Face à l’émoi suscité par ces événements, le ministre provincial de l’Intérieur du Haut-Katanga, Jean-Jacques Kashiba, s’est rendu à Kipushi. Il a assuré que le gouvernement provincial suivait la situation de près et a promis que les auteurs de ces crimes seraient recherchés et traduits devant la justice.

À travers cette mobilisation, les habitants de Kipushi entendent rompre le silence et interpeller les autorités sur l’urgence de restaurer un climat de sécurité durable, condition essentielle à la quiétude sociale et au développement de la cité.

Guillaume MABALA

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