Nord-Kivu : dégâts importants causés par les pluies et vents violents à Beni (Protection civile)

La ville de Beni, dans la province du Nord-Kivu, a été frappée vendredi 9 janvier 2026 par de fortes pluies accompagnées de vents violents, provoquant d’importants dégâts matériels dans les quatre communes de la ville. Le bilan provisoire a été dressé ce samedi 10 janvier par Jean-Paul Kapitula, coordonnateur de la Protection civile dans la région.

Dans la commune de Beu, les toitures des écoles Mbene et Kilewe ont été arrachées, laissant plusieurs salles de classe exposées aux intempéries. Plusieurs habitations ont également perdu leurs tôles. En commune de Mulekera, au quartier Matonge, des poteaux électriques se sont effondrés, perturbant la circulation et endommageant certains véhicules. Des dégâts similaires ont été signalés dans les communes de Bungulu et de Rwenzori.

S’exprimant sur l’impact de cette catastrophe sur le secteur éducatif, Jean-Paul Kapitula a indiqué :

« L’école Mbene a perdu cinq toitures, soit cinq salles de classe. Les élèves sont désormais contraints d’étudier en plein air, sous un soleil ardent. À Kilewe, trois salles de classe ont été touchées, ainsi qu’un bureau dont tous les documents ont été mouillés, et dix latrines emportées par le vent. Les enfants n’ont plus de lieu d’hygiène, ce qui constitue un risque réel de propagation d’épidémies ».

Les infrastructures publiques n’ont pas été épargnées. Au quartier Matonge, l’enclos de la société ENRA s’est effondré, causant d’importants dommages :

« L’enclos de l’ENRA s’est écroulé sur un poteau électrique, provoquant des dégâts considérables sur des résidences environnantes. Un chauffeur a frôlé la mort et a dû être hospitalisé », a-t-il ajouté.

Selon le coordonnateur de la Protection civile, la vulnérabilité de la ville de Beni est liée à sa configuration géographique et à l’état précaire de nombreuses infrastructures :

« La ville de Beni est entourée de collines et située dans une vallée. La déforestation accrue a aggravé la situation. Il n’y a presque plus d’arbres pour atténuer la violence des vents, et beaucoup de bâtiments, notamment les écoles, sont vétustes et fragiles. Le moindre vent violent emporte les toitures ».

Face à cette situation préoccupante, les autorités locales lancent un appel à l’assistance d’urgence en faveur des établissements scolaires sinistrés :

« Nous appelons toute personne de bonne volonté à venir en aide aux enfants et à réhabiliter d’urgence les huit salles de classe touchées, afin de leur permettre de poursuivre leurs études dans des conditions décentes. Ces enfants sont l’avenir de ce pays ».

À ce stade, aucun décès n’a été signalé. Toutefois, les dégâts matériels sont importants et nécessitent une intervention rapide des autorités compétentes et des partenaires humanitaires.

Gloire TSONGO/ Beni

Laisser un commentaire