La ministre d’État en charge des Affaires sociales, Ève Bazaïba Masudi, a vivement dénoncé, le samedi 17 janvier 2026, ce qu’elle qualifie de comportements bellicistes du Rwanda et de ses supplétifs de l’AFC/M23, accusés de semer la confusion au sein des communautés de réfugiés congolais dans la sous-région.
S’exprimant lors d’un briefing de presse coanimé à Kinshasa avec le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya, la ministre d’État a accusé les rebelles de l’AFC/M23 de s’être introduits nuitamment dans le camp de réfugiés de Busuma, situé à Ruhigi, afin d’inciter les occupants à regagner Uvira, sous le prétexte d’un prétendu retour à la paix.
Selon Ève Bazaïba, ces manœuvres interviennent alors même que les réfugiés congolais ont déjà exprimé leur volonté de rentrer volontairement au pays, mais dans des conditions sécuritaires et humanitaires appropriées. Elle a également révélé que des éléments de l’AFC/M23 seraient allés jusqu’à adresser des correspondances au président du Burundi ainsi qu’au Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), affirmant que les conditions seraient réunies pour un retour des Congolais à Uvira.
La ministre d’État a souligné que de telles initiatives, menées en dehors de tout cadre officiel, contribuent à entretenir la désinformation et à fragiliser davantage des populations déjà éprouvées par les affres de la guerre.
Cette sortie médiatique intervient au lendemain de son retour d’une mission officielle effectuée au Burundi et en Tanzanie, deux pays qui accueillent un grand nombre de réfugiés congolais ayant fui les violences armées dans le territoire d’Uvira, au Sud-Kivu.
Keren TSHILEMBA