Chaîne de valeur des batteries : Judith Suminwa témoin de la consolidation de l’alliance entre ITC et CCB pour accélérer la transformation locale

À Kinshasa, la dynamique d’industrialisation portée par le Gouvernement congolais franchit une nouvelle étape. La Première ministre, Judith Suminwa Tuluka, a échangé mardi avec les responsables du Conseil congolais de la batterie (CCB) et du Centre du commerce international (ITC) autour d’un projet structurant : développer en République démocratique du Congo une véritable industrie locale des batteries électriques.

Au centre des discussions, la mise en place d’un cadre de coopération destiné à soutenir la transformation des minerais stratégiques, notamment ceux entrant dans la fabrication des batteries.

Le Directeur général du CCB, Denis Lecouturier, « a souligné que l’apport technique et l’expérience internationale de l’ITC constituent un atout majeur pour concrétiser cette ambition ». L’objectif est clair : structurer des chaînes de valeur locales capables de capter davantage de valeur ajoutée, au lieu de se limiter à l’exportation de matières premières brutes.

Un tel projet implique plusieurs secteurs clés, mines, énergie, industrie, infrastructures et commerce et nécessite, selon les responsables, une coordination renforcée au plus haut niveau de l’État.

De son côté, le représentant de l’ITC, Hernan A. Manson, « a insisté sur l’importance d’une collaboration étroite avec les ministères concernés afin d’aligner les politiques publiques sur les exigences du marché international ».

L’agence multilatérale, qui opère sous mandat conjoint de l’Organisation mondiale du commerce et des Nations unies, entend accompagner la RDC dans sa transition énergétique et dans la montée en gamme de son offre industrielle.

Le CCB, placé sous la tutelle du ministère de l’Industrie, joue un rôle pivot dans cette architecture. Créé en 2022 à l’initiative du président Félix Tshisekedi, il a pour mission de mobiliser des partenariats stratégiques, d’attirer les investissements et de favoriser l’innovation technologique dans le secteur des batteries et, à terme, des véhicules électriques.

Avec environ 70 % des réserves mondiales de cobalt, la RDC dispose d’un avantage comparatif déterminant. Le défi consiste désormais à transformer ce potentiel en moteur d’industrialisation et d’emplois qualifiés.

La cheffe du Gouvernement « a réaffirmé le soutien total de l’exécutif à cette initiative, considérée comme un levier essentiel pour repositionner le pays au cœur des chaînes de valeur stratégiques mondiales ».

Cette orientation s’inscrit d’ailleurs dans le premier pilier du Programme d’actions du Gouvernement 2024-2028, qui ambitionne d’intégrer davantage la RDC aux marchés internationaux en pleine expansion, notamment ceux liés à la transition énergétique.

À travers ce partenariat avec l’ITC, Kinshasa entend ainsi passer d’un modèle extractif à une économie de transformation, capable de faire des minerais congolais la base d’une industrie compétitive et durable.

Rédaction/JDN

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