La problématique du cancer continue de susciter de vives préoccupations à travers le monde en général et en République démocratique du Congo en particulier. Cette maladie figure parmi les principales menaces pour la santé publique.

Selon les scientifiques, le tabac, l’alcool et l’environnement comptent parmi les facteurs modifiables qui favorisent le développement du cancer. Ils estiment que l’implication de tous est indispensable pour lutter efficacement contre cette maladie.
Ces informations ont été livrées lors d’une conférence-débat organisée le samedi 14 février 2026 dans la grande salle Muzito de l’Université de Kikwit (UNIKIK), dans la province du Kwilu, au sud-ouest de la RDC.
Initiée par la Ligue des Amis de la Science (LAS) de la faculté de médecine de l’UNIKIK, cette activité visait à sensibiliser les communautés afin qu’elles prennent conscience de l’ampleur du problème et s’engagent activement dans la lutte contre le cancer.
« Soyons ensemble contre le cancer. Cette conférence fait suite à la Journée mondiale de lutte contre le cancer, célébrée chaque 4 février. Nous avons jugé utile de réunir la population pour rappeler que le cancer existe bel et bien et que la lutte nécessite l’implication de tous. Il est aussi indispensable de contrôler nos habitudes de vie : éviter l’alcool et le tabac, et améliorer notre environnement », a déclaré Guy Mayimba, étudiant en troisième doctorat de médecine et coordonnateur de la LAS/UNIKIK.
Il a également exhorté la population à consulter précocement les médecins. « La lutte contre le cancer est plus efficace lorsque la maladie est diagnostiquée tôt. Il faut être vigilant concernant sa propre santé », a-t-il insisté.
Les deux intervenants du jour, à savoir Guy Mayimba et le Dr Vincent Mbatu, spécialiste en pathologie en RDC, ont d’abord défini le cancer avant d’en expliquer les facteurs de risque.
« Le cancer n’est pas une fatalité. Il peut être guéri s’il est pris en charge à temps. Parmi les facteurs favorisant son apparition figurent les facteurs génétiques liés aux antécédents familiaux, les facteurs comportementaux tels que la consommation d’alcool et de tabac ou une alimentation déséquilibrée, ainsi que les facteurs environnementaux. Il est donc essentiel d’assainir son cadre de vie », a expliqué le Dr Vincent Mbatu.
Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), environ 9,7 millions de personnes sont décédées d’un cancer dans le monde en 2022. En 2020, la maladie avait déjà causé près de 10 millions de décès. Ces chiffres confirment que le cancer demeure l’une des principales causes de mortalité à l’échelle mondiale.
L’OMS précise que les cancers les plus courants sont ceux du sein, du poumon, colorectal et de la prostate. Près d’un tiers des décès par cancer sont attribués au tabagisme, à un indice de masse corporelle élevé, à la consommation d’alcool, à une alimentation pauvre en fruits et légumes ou à un manque d’activité physique. La pollution de l’air constitue également un facteur de risque majeur, notamment pour le cancer du poumon.
Dans les pays à revenu faible ou intermédiaire, environ 30 % des cas de cancer sont liés à des infections telles que l’hépatite ou le papillomavirus humain (PVH).
Badylon KAWANDA BAKIMAN
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